C'est le milieu de l’après-midi au centre-ville de la capitale gabonaise. Une infirmière du CHU de Libreville se précipite dans un taxi-bus : « En tant que personnel de santé, la grève n’était pas affichée chez nous. Je ne l’ai pas vue en tout cas, on a travaillé. Nous ne sommes pas en grève », nous assure t-elle.
Comme elle, beaucoup de fonctionnaires ne savaient pas qu’il y avait un mot d’ordre de grève. Comme ce chef de service au ministère de l’Education nationale : « Tout le monde était présent à son poste. Pas de grève. Ceux qui veulent faire la grève, qu'ils fassent la grève...».
Cette jeune cadre au ministère du Budget affirme avoir arrêté de travailler pour que les mesures d’austérité contre les travailleurs ne soient pas appliquées : « On suivait le mouvement et nous étions là de façon pacifique ».
La première journée de la grève a été un succès s’est réjoui pour sa part Chantal Makosso, troisième vice-président de Dynamique unitaire : « La grève a été suivie à 70-75%. Maintenant ceux qui disent que la grève n’a pas été suivie, ce sont ceux qui font partie des 25 et 30% qui n’ont pas suivi la grève ».
Le bureau du syndicat a été longuement reçu en fin d’après-midi par le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou. Le bureau convoque tous les fonctionnaires à une assemblée générale mercredi prochain pour approuver ou rejeter le projet de sortie de crise suggéré par le vice-président de la République.
Comme elle, beaucoup de fonctionnaires ne savaient pas qu’il y avait un mot d’ordre de grève. Comme ce chef de service au ministère de l’Education nationale : « Tout le monde était présent à son poste. Pas de grève. Ceux qui veulent faire la grève, qu'ils fassent la grève...».
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