Un nouveau rapport de l’Environmental Justice Foundation (EJF) tire la sonnette d’alarme : la flotte de chalutiers industriels au Ghana asphyxie les ressources halieutiques du pays. Selon l'EJF, l'industrie utilise systématiquement des filets illégaux pour capturer des «prises accessoires» qui représentent désormais 53 à 60 % de leurs débarquements. Le constat est sans appel pour le renouvellement des espèces : près de 97 % des sardinelles et 96 % des maquereaux capturés sont des juvéniles n'ayant pas atteint leur taille légale.
D'après EJF, cette pratique dévaste l'économie locale. Près de 94 % des pêcheurs artisans déclarent une baisse de leurs prises, entraînant une chute de revenus pour 87 % d'entre eux. “Cette crise menace directement la sécurité alimentaire du pays alors que les profits sont détournés vers des opérateurs souvent étrangers” .Face à ce «cercle vicieux», le gouvernement ghanéen, sous l'impulsion du président John Dramani Mahama et de la ministre Emelia Arthur, multiplie les mesures fortes : La zone d'exclusion côtière a été étendue à 12 milles nautiques pour protéger les artisans.
Le Ghana a adhéré à la Charte mondiale pour la transparence de la pêche afin de révéler l’identité des véritables propriétaires de navires. Les autorités privilégient désormais la suspension de permis plutôt que de simples amendes, et le commerce illégal de « saiko » (transbordement en mer) est en net recul. Si ces réformes marquent une étape cruciale vers la durabilité, l'EJF souligne que seule une application stricte de la loi permettra de sauver les moyens de subsistance de millions de Ghanéens.
D'après EJF, cette pratique dévaste l'économie locale. Près de 94 % des pêcheurs artisans déclarent une baisse de leurs prises, entraînant une chute de revenus pour 87 % d'entre eux. “Cette crise menace directement la sécurité alimentaire du pays alors que les profits sont détournés vers des opérateurs souvent étrangers” .Face à ce «cercle vicieux», le gouvernement ghanéen, sous l'impulsion du président John Dramani Mahama et de la ministre Emelia Arthur, multiplie les mesures fortes : La zone d'exclusion côtière a été étendue à 12 milles nautiques pour protéger les artisans.
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