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Grève les 28 et 29 avril: les techniciens supérieurs en santé exigent leur reclassement dans la Fonction publique

Les 28 et 29 avril prochains, les insuffisants rénaux, ceux qui sont programmés pour une chirurgie risquent de voir leur rendez-vous renvoyé à une date ultérieure. Les techniciens supérieurs, ces agents incontournables vont en grève. Ils exigent leur intégration dans la Fonction publique à la catégorie des administrateurs des soins ou de services, hiérarchie A.



Grève les 28 et 29 avril: les techniciens supérieurs en santé exigent leur reclassement dans la Fonction publique
 « Le reclassement des techniciens supérieurs de santé se fera obligatoirement dans le respect des lois et règlements du Sénégal. Sinon n’importe quelle catégorie de travailleurs réclamera son intégration dans la Fonction publique pour la valorisation des expériences acquises ». Le chef de l’Etat, Macky Sall, avait tenu ces propos lors du Conseil présidentiel en webinaire qu’il avait convoqué en mars 2020.

Un an après cette déclaration, c’est encore le statuquo. L’acte n’est toujours pas joint à la parole. Depuis lors, la situation de ces techniciens n’a connu aucune évolution. D’où les deux jours de grève, les 28 et 29 avril prochains annoncés par ces techniciens supérieurs en santé qui réclament leur reclassement dans la Fonction publique pour la catégorie A2. Ils ont un niveau Bac plus 5 et sont incontournables dans le système de santé, car ils sont formés en anesthésie-réanimation, en néphrologie, en imagerie médicale... « Dans les structures de santé, ce sont eux qui sont en collaboration direct avec des médecins chefs spécialisés dans ces domaines. Ils font la réanimation dans les blocs opératoires et aident les médecins au niveau des activités de réanimation. Au niveau des laboratoires aussi, ce sont eux qui font les analyses et se chargent de la néphrologie pour les dialyses. Un corps qui a permis à l’Etat de juguler le manque de médecins spécialistes dans certains domaines. C’est ce qui facilite aujourd’hui l’accessibilité des soins spécialisés partout dans le pays », a dit le secrétaire général du Syndicat des techniciens supérieurs en Santé.

Qui souligne que, au-delà de leur qualité de prestataires de service, ce sont également des formateurs. Pour être un technicien supérieur en santé dans n’importe quelle spécialité médicale, il faut d’abord être un infirmier ou une sagefemme d’Etat avec une expérience de plus de quatre ans.

A en croire Farba Ibrahima Ndiaye, il faut pratiquer donc la profession pendant au minimum quatre ans et prétendre se présenter au concours national organisé par l’Etat ou une sélection rigoureuse est faite. Ce qui fait que dans chaque spécialité, on recrute 5 à 6 personnes, lesquelles retournent ensuite à l’Endss. Mais le plus souvent, elles passent leur temps dans les hôpitaux au niveau des spécialités choisies.

Ce que semble confirmer le président de l’Alliance And Gueusseum, Mballo Dia Thiam, qui explique qu’à l’issue d’une formation, « c’est un diplôme professionnel et un diplôme académique qui leur est délivré. Pour leur permettre, avec le niveau Bac+5, d’intégrer les nouveaux corps de la Fonction publique à savoir le corps d’administrateurs de soins pour les options soins, et administrateurs de service dans les options de gestion ou de gouvernance des services ».

C’est pourquoi, et compte tenu de leur responsabilité et de leur niveau d’études, ils demandent leur reclassement dans la Fonction publique, notamment à la hiérarchie A, et à la catégorie des administrateurs de soins ou de services. Pour se faire entendre, ils comptent paralyser le système avec deux jours d’arrêt de travail les jeudi 28 et vendredi 29 avril prochains, rapporte Le témoin.

AYOBA FAYE

Mardi 20 Avril 2021 - 10:47


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