Le quartier d’Ombda, dans la banlieue Ouest de Khartoum, est scindé en deux par la ligne front. La partie Est a récemment été récupérée par l’armée. L’odeur y est pestilentielle.
« Les FSR ne nous autorisaient pas à enterrer nos morts, explique à RFI Shabu Kafi, un habitant qui vient de Wadalbasheer. Ils devaient rester dans la rue. La nuit parfois, on récupérait les corps et on les enterrait dans nos maisons. Il y a des maladies mais on ne sait pas si c’est à cause des morts ou de la faim. »
« Si on ne collecte pas très vite les corps, il y aura des épidémies »
Comme ses voisins, Kafi Burgan a enterré des proches dans sa maison. Il n’a pas de cour, les dépouilles reposent dans le salon. « Si les FSR nous prenaient en train d’enterrer nos morts, ils nous battaient ou nous tuaient. On n’avait pas le droit de les honorer. Les corps pourrissaient. Personne ne peut imaginer l’odeur de la mort. Ça me rend triste et mon Dieu le sait... »
Ce sont les volontaires du Croissant rouge, en collaboration avec l’armée, qui collectent les dépouilles dans la capitale du Soudan. La situation est urgente, selon Ossama Mustapha Souleyman, son directeur : « Dans deux mois, la saison des pluies démarre. Or, les déplacés rentrent. À Khartoum, il n’y pas d’eau courante. Les gens vont la chercher dans le Nil ou des puits. Si on ne collecte pas très vite les corps, il y aura des épidémies. »
Des milliers de dépouilles ont déjà été récupérées. Trois cimetières ont été créés dans la banlieue de Khartoum.
« Les FSR ne nous autorisaient pas à enterrer nos morts, explique à RFI Shabu Kafi, un habitant qui vient de Wadalbasheer. Ils devaient rester dans la rue. La nuit parfois, on récupérait les corps et on les enterrait dans nos maisons. Il y a des maladies mais on ne sait pas si c’est à cause des morts ou de la faim. »
« Si on ne collecte pas très vite les corps, il y aura des épidémies »
Comme ses voisins, Kafi Burgan a enterré des proches dans sa maison. Il n’a pas de cour, les dépouilles reposent dans le salon. « Si les FSR nous prenaient en train d’enterrer nos morts, ils nous battaient ou nous tuaient. On n’avait pas le droit de les honorer. Les corps pourrissaient. Personne ne peut imaginer l’odeur de la mort. Ça me rend triste et mon Dieu le sait... »
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