Le député Guy Marius Sagna a formalisé son offensive parlementaire pour matérialiser la dynamique de « rupture » promise par le nouveau régime. Dans une déclaration publique, le parlementaire a annoncé avoir soumis quatre propositions de loi à son groupe parlementaire, axées sur « la transparence budgétaire, la moralisation de la vie publique et les réformes sociales ». Conscient des enjeux, il a d'emblée prévenu que les réformes engagées « peuvent parfois susciter des résistances en raison de leur caractère exigeant », mais demeurent indispensables pour instaurer une meilleure gouvernance.
La mesure phare de ce paquet législatif concerne la gestion des deniers publics. Guy Marius Sagna a confirmé le dépôt, annoncé depuis « le mois de mars 2026 », d’une proposition de loi relative à l’encadrement des fonds politiques. Le député a tenu à préciser que cette initiative « vise l’ensemble des fonds concernés et ne se limite pas à ceux de la Présidence de la République ». Pour verrouiller ce dispositif et garantir la reddition des comptes, sa quatrième proposition prévoit d'ailleurs « la création d’une commission chargée de la vérification des crédits alloués aux fonds politiques ».
Le parlementaire s'attaque également aux privilèges et aux cumuls de fonctions au sommet de l'État. L’une de ses propositions de loi porte sur « l’interdiction de certains cumuls de mandats et de fonctions pour les responsables des exécutifs territoriaux ». Ce texte vise très clairement à empêcher qu’un citoyen puisse exercer simultanément un mandat de maire ou de président de conseil départemental et les fonctions de « ministre ou de directeur général ».
En plus d'avoir soumis une modification de « l’article 2 de la loi portant Code du domaine de l’État », Guy Marius Sagna propose une réforme de taille dans le secteur de la sécurité. Il plaide pour une révision du statut du personnel de la Police nationale afin de « reconnaître le droit syndical aux policiers ». Une avancée sociale majeure qui se veut toutefois encadrée, puisque le texte maintient « l’interdiction du droit de grève » pour garantir la continuité du service public de sécurité.
-
Démission d'Ibrahima Diallo, ex-chef de la Cellule Média de la Primature
-
Coopération bilatérale : Le Président sénégalais reçoit un message de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani
-
Tribunal de Dakar : le procès entre Mame Mbaye Niang et Ousmane Sonko renvoyé au 22 juillet
-
Maïmouna Dieye : Un bilan marqué par « 1,28 milliard de francs CFA » mobilisés pour les victimes des manifestations politiques
-
Gestion des ressources halieutiques : L'État suspend l'attribution des nouvelles licences de pêche démersale





Démission d'Ibrahima Diallo, ex-chef de la Cellule Média de la Primature


