Le passage de l'ouragan Daniel et l'effondrement de deux barrages dans la nuit du 10 au 11 septembre dernier ont provoqué des dégâts considérables et causé la mort de près de 13 000 personnes à Derna, dans l'est de la Libye. La catastrophe a causé également le déplacement de 43 000 habitants suite à la destruction des quartiers entiers. Le procureur général de Libye a annoncé l’ouverture d’une enquête.
Mais selon l'ONG Human Rights Watch, une enquête transparente est nécessaire, car les autorités libyennes auraient dû évacuer les personnes vivant dans la zone inondée à Derna à l’apparition des premiers signes du danger. « Je crois qu’il faut aller au fond pour comprendre comment a pu se produire cet effondrement de deux barrages. Il y a toujours un risque que ça se répète ailleurs en Libye à cause de ce dysfonctionnement attribuable à des rivalités de gouvernements, argue Éric Goldstein, porte-parole de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Il faut une enquête, pas au niveau national, mais à l’échelle internationale. »
Transparente
Mais selon l'ONG Human Rights Watch, une enquête transparente est nécessaire, car les autorités libyennes auraient dû évacuer les personnes vivant dans la zone inondée à Derna à l’apparition des premiers signes du danger. « Je crois qu’il faut aller au fond pour comprendre comment a pu se produire cet effondrement de deux barrages. Il y a toujours un risque que ça se répète ailleurs en Libye à cause de ce dysfonctionnement attribuable à des rivalités de gouvernements, argue Éric Goldstein, porte-parole de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Il faut une enquête, pas au niveau national, mais à l’échelle internationale. » « Faillite humaine »
Comme garantie de transparence et de crédibilité, l'ONG dit avoir proposé que cette enquête soit menée par Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU. « Je crois qu’il n’y a pas vraiment en Libye une instance capable de mener à bien une enquête qui donnerait des réponses nécessaires, poursuit Éric Goldstein. C’était plus qu’une catastrophe météorologique, c’était aussi une faillite humaine. Cela s’est passé dans un pays où il y a un dysfonctionnement de gouvernances. Il y avait beaucoup d’avertissements, que les barrages avaient besoin d’une maintenance, qui n’a pas été donnée ».
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