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"Inventaire du quinquennat" de Hollande: l'ex-chef de l'Etat enchaîne les piques à Macron

L’ancien président, qui dressait le bilan de ses cinq ans au pouvoir ce jeudi devant la Fondation Jean-Jaurès, a laissé échapper quelques critiques sur son successeur.



"Inventaire du quinquennat" de Hollande: l'ex-chef de l'Etat enchaîne les piques à Macron
Les petites phrases acerbes envers Emmanuel Macron continuent de parsemer les prises de paroles de François Hollande. Après l’avoir qualifié de "président des très riches" sur le plateau de Quotidien, ou avoir analysé qu’il "jouait au président" dans les colonnes du Monde, François Hollande s’est de nouveau attaqué à son successeur ce jeudi. L’ancien président socialiste dressait l’inventaire de son quinquennat à la Maison de la Chimie à Paris, devant la Fondation Jean-Jaurès.

Durant une heure et demi de questions-réponses, François Hollande a évoqué à plusieurs reprises l’exercice du pouvoir du président actuel. Parfois de manière évidente ("C’est un candidat venu de nulle part, si je puis dire, qui est arrivé au second tour et est devenu président de la République", a-t-il notamment déclaré), parfois de manière plus subtile. Comme lorsqu’il a évoqué son omniprésence lors de son quinquennat, à l’opposé de la rare parole d’Emmanuel Macron:
"Le président doit transmettre le sens", a-t-il estimé. "Le sentiment que j’avais, notamment par rapport à mon prédécesseur, c’est qu’il parlait tout le temps. Mais très vite j’étais moi-même amené à parler très souvent, presque chaque jour (…) parce que vous ne pouvez pas ne pas parler."

"S'occuper des affaires du monde", un travail "valorisant"

Parmi les critiques qu’essuie Emmanuel Macron, on compte ses voyages répétés quand la grogne sociale monte dans l’Hexagone. En pleine grève des cheminots opposés à la réforme ferroviaire, et alors que les étudiants se mobilisaient contre la réforme de l’université, il se rendait par exemple aux États-Unis, invité par Donald Trump. "C’est tellement valorisant de s’occuper des affaires du monde", a déclaré François Hollande ce jeudi soir:

"On dira: 'Mais il n’a pas le temps, le président de la République, de s’occuper des affaires du monde et de s’occuper des affaires internes'." Et de préciser "qu'il est très important que dans nos institutions, nous puissions trouver une réponse à cette représentation de la France qui est essentielle et notamment à l’étranger, et de cette cohérence à l’échelle de l’exécutif."

Les "partis internet"

Enfin, François Hollande a livré une analyse des "nouveaux partis", différents de ceux de "l'ancien monde": "On élisait ses dirigeants, on choisissait des représentants, on était militant et on choisissait ses candidats et on votait sur des programmes." Après avoir reconnu qu’il faut "changer le système", il a néanmoins affirmé que "Les nouveaux partis ne peuvent pas simplement être des partis internet. Parce que ce qui moi me paraît être le cœur de la politique (…) c’est que les individus ont besoin d’être avec les autres."

BFMTV

Vendredi 8 Juin 2018 - 10:54



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