Le ministre italien de la Coopération Andrea Riccardi (g) et le maire de Florence Matteo Renzi (d) avec le représentant sénégalais lors d'une cérémonie en mémoire de deux Sénégalais qui ont été tués la veille sur un marché à Florence, le 14 décembre 2 AFP PHOTO / Niccolo Cadirni Firenze.
A Florence, les drapeaux étaient en berne le 14 décembre, et selon des témoins, des commerçants avaient affiché des écriteaux qui disaient « non au racisme » sur leur vitrine. Mattéo Renzi, le maire de la ville, a parlé d'un acte odieux, mais d'un acte «isolé ». Dakar estime qu'il va vite en besogne.
L'ambassadeur sénégalais à Rome souligne que Casseri était sympathisant d'une organisation d'obédience fasciste. Il souhaite donc qu'une enquête détermine s'il a agi seul ou dans le cadre d'un réseau. Le consul sénégalais de Florence, un avocat pénaliste, le premier conseiller et le conseiller militaire de l'ambassadeur y veilleront.
Pour Sébastien Manifitat, responsable des relations extérieures à Casa Pound, l'organisation est étrangère à cet acte, le fait d'« un fou, un homme qui a perdu la raison ».
L'ambassadeur sénégalais à Rome souligne que Casseri était sympathisant d'une organisation d'obédience fasciste. Il souhaite donc qu'une enquête détermine s'il a agi seul ou dans le cadre d'un réseau. Le consul sénégalais de Florence, un avocat pénaliste, le premier conseiller et le conseiller militaire de l'ambassadeur y veilleront.
Pour Sébastien Manifitat, responsable des relations extérieures à Casa Pound, l'organisation est étrangère à cet acte, le fait d'« un fou, un homme qui a perdu la raison ».
La direction de Casa Pound devrait rencontrer des responsables de la communauté sénégalaise en fin de semaine. Elle a condamné l'expédition meurtrière de Casseri et dit prôner la non violence, elle prévoit donc de présenter des condoléances et non des excuses.
De leur côté, des sociologues italiens spécialistes du mouvement Casa Pound n'exonèrent pas totalement l'organisation fasciste, car disent ils, elle diffuse des thèses identitaires selon lesquelles les immigrés représentent une menace.
Emmanuel Toscana, sociologue italien, vient de publier un livre sur l'organisation Casa Pound. Il a passé deux années en immersion avec ses membres, et a rélevé que l'organisation prônait la non violence. Il estime néanmoins que Gianluca Casseri a certainement été influencé par des thèses fascistes et anti-immigration de l'organisation.
De leur côté, des sociologues italiens spécialistes du mouvement Casa Pound n'exonèrent pas totalement l'organisation fasciste, car disent ils, elle diffuse des thèses identitaires selon lesquelles les immigrés représentent une menace.
Emmanuel Toscana, sociologue italien, vient de publier un livre sur l'organisation Casa Pound. Il a passé deux années en immersion avec ses membres, et a rélevé que l'organisation prônait la non violence. Il estime néanmoins que Gianluca Casseri a certainement été influencé par des thèses fascistes et anti-immigration de l'organisation.
Casa Pound, une organisation néofasciste
Casa Pound, c'est d'abord une maison occupée à Rome depuis 2003, un squat, où habite une vingtaine de familles démunies et des jeunes précaires - tous sont des Italiens de souche. Car il s'agit d'un centre social tenu par des militants de l'extrême droite, néo-fasciste, très hostiles aux étrangers qui vivent sur le sol italien.
Le nom du groupe « Casa Pound » fait référence au poète américain Ezra Pound - Ezra Pound qui, dans les années 1940, a ouvertement soutenu les théories racistes du dictateur fasciste Benito Mussolini.
Aujourd'hui, le drapeau décoré d'une croix celtique flotte dans une bonne dizaine de villes. « Casa Pound ne se présente pas comme un parti politique, mais comme une association de promotion sociale, qui s'adresse surtout à des jeunes exclus. « Agir! », c’est l'un des mots d'ordre de ce mouvement d'extrême droite.
Sur son site internet, Casa Pound réfute toute responsabilité pour le meurtre des deux Sénégalais commis par un de ses membres. « Nous n'avons pas l'habitude de demander un certificat de santé mental à nos sympathisants », se justifient les militants, mais si cette « tragédie effroyable » est arrivée, disent-ils, « c'est parce que l'Etat ne fait pas ce qu'il faut pour aider ses enfants les plus faibles ».
Source: RFI
Casa Pound, c'est d'abord une maison occupée à Rome depuis 2003, un squat, où habite une vingtaine de familles démunies et des jeunes précaires - tous sont des Italiens de souche. Car il s'agit d'un centre social tenu par des militants de l'extrême droite, néo-fasciste, très hostiles aux étrangers qui vivent sur le sol italien.
Le nom du groupe « Casa Pound » fait référence au poète américain Ezra Pound - Ezra Pound qui, dans les années 1940, a ouvertement soutenu les théories racistes du dictateur fasciste Benito Mussolini.
Aujourd'hui, le drapeau décoré d'une croix celtique flotte dans une bonne dizaine de villes. « Casa Pound ne se présente pas comme un parti politique, mais comme une association de promotion sociale, qui s'adresse surtout à des jeunes exclus. « Agir! », c’est l'un des mots d'ordre de ce mouvement d'extrême droite.
Sur son site internet, Casa Pound réfute toute responsabilité pour le meurtre des deux Sénégalais commis par un de ses membres. « Nous n'avons pas l'habitude de demander un certificat de santé mental à nos sympathisants », se justifient les militants, mais si cette « tragédie effroyable » est arrivée, disent-ils, « c'est parce que l'Etat ne fait pas ce qu'il faut pour aider ses enfants les plus faibles ».
Source: RFI
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