Par rapport à 2021, les violences ont été plus élevées et plus ciblées en Ouganda — c’est le principal enseignement de la recherche, témoignages à l’appui, sur les violences postélectorales, publiée par Amnesty International. Selon l’ONG, la répression a visé en priorité les partisans de l’opposition, notamment ceux du National Unity Platform.
« Le niveau de brutalité contre le principal parti d’opposition, le NUP, est sans précédent », estime Sikula Oniala, chercheur pour la Tanzanie et l’Ouganda au sein d'Amnesty, auprès de Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. « À Butambala, dans le centre du pays, au moins sept personnes ont été tuées au domicile d’un député, Muwanga Kivumbi, après l’assaut de l’armée. Le bilan pourrait être plus élevé ».
« Ces violations restent très préoccupantes »
Un niveau de violence que certains jugent pourtant moins visible que dans des pays voisins comme la Tanzanie. Un argument rejeté par Sikula Oniala, qui évoque une répression plus discrète, notamment en raison des restrictions d'accès à Internet.
« L’Ouganda semble avoir tiré les leçons de ce qui s’est passé en Tanzanie, en coupant Internet plus tôt. Des témoins évoquent aussi des tirs continus dans plusieurs zones, qui ont empêché les habitants de sortir. Ces violations restent très préoccupantes », pointe le chercheur.
Quatre mois après le scrutin, plusieurs opposants sont toujours en détention, et certains partisans du NUP disent vivre dans la crainte de représailles. Amnesty appelle aujourd’hui à l’ouverture d’enquêtes et à des poursuites contre les responsables.
« Le niveau de brutalité contre le principal parti d’opposition, le NUP, est sans précédent », estime Sikula Oniala, chercheur pour la Tanzanie et l’Ouganda au sein d'Amnesty, auprès de Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. « À Butambala, dans le centre du pays, au moins sept personnes ont été tuées au domicile d’un député, Muwanga Kivumbi, après l’assaut de l’armée. Le bilan pourrait être plus élevé ».
« Ces violations restent très préoccupantes »
Un niveau de violence que certains jugent pourtant moins visible que dans des pays voisins comme la Tanzanie. Un argument rejeté par Sikula Oniala, qui évoque une répression plus discrète, notamment en raison des restrictions d'accès à Internet.
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