Le conseil départemental de Keur Massar est confronté à une procédure d’expulsion de son siège en raison d’arriérés de loyer estimés à 50 millions de francs CFA, couvrant la période de 2023 à 2026. Face à cette situation jugée urgente, le syndicat des travailleurs interpelle les autorités étatiques et appelle à une intervention rapide.
Selon le secrétaire administratif du syndicat, Ali Dia, plusieurs manquements sont à l’origine de cette crise, notamment le non-respect d’engagements pris par certaines autorités. « Des correspondances, notamment des demandes d’audience adressées à des autorités étatiques afin de trouver une solution, sont restées sans réponse ni considération », a-t-il déclaré au micro de la RFM.
Outre les loyers impayés, le syndicat dénonce une série de difficultés qui affectent le fonctionnement de l’institution. Parmi celles-ci figurent l’insuffisance du budget alloué au département, l’annulation ou le financement sur fonds propres de certains voyages d’affaires, ainsi que l’absence de prise en charge médicale pour le personnel administratif. Le manque d’accompagnement financier pour la revalorisation des salaires est également pointé du doigt.
Ces dysfonctionnements ont, selon le syndicat, des répercussions directes sur la gestion administrative du conseil départemental. « Malgré nos démarches auprès des instances concernées, aucune mesure corrective n’a été prise à ce jour », a regretté Ali Dia.
Le syndicat appelle ainsi les autorités compétentes, en particulier le ministre de tutelle, Bala Moussa Fofana, à prendre la mesure de l’urgence et à engager des actions concrètes. Il invite également l’ensemble des parties prenantes à se mobiliser afin de mettre un terme à ces manquements et éviter l’expulsion imminente de l’institution.
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