Les rues d’Eastleigh sont pleines à craquer ce week-end. Les boutiques sont ouvertes. La vie reprend ses droits. En apparence seulement, car l’inquiétude règne, confirme Yassine, un vendeur de chaussures : « On souffre beaucoup. Etre musulman ne veut pas dire qu’on est terroriste. Aucune religion ne doit être blâmée sinon le pays va se détériorer. »
Les Somalis, minorité musulmane du Kenya, sont régulièrement stigmatisés, taxés de complices des shebabs par la population.
Jasmina essaie une burka orangée dans cette petite échoppe de rue. En cachant son visage avec sa main, elle raconte : « Nous sommes des victimes, mais nous sommes aussi les suspects. Ils tuent aussi notre communauté. Nous sommes Kényans. »
Alors pour exprimer leur solidarité et faire cesser les amalgames, les commerçants d’Eastleigh ont fermé leur boutique vendredi dernier et manifesté pour la paix. C’est le cas de Guerra qui tient une petite boutique de parfums : « On a fermé hier pour condamner l’attaque de l’hôtel. Mais la plupart des Kényans pensent que les Somalis sont des shebabs. Je suis très inquiet. »
Les habitants d’Eastleigh se souviennent des exactions policières d’il y a 5 ans après l’attaque du centre commercial du Westgate. Arrestations arbitraires, crimes extrajudiciaires. Les Somalis étaient pris pour cible. Mais cette fois, rien de tout cela à ce jour. Les habitants restent tout de même sur leurs gardes.
Les Somalis, minorité musulmane du Kenya, sont régulièrement stigmatisés, taxés de complices des shebabs par la population.
Jasmina essaie une burka orangée dans cette petite échoppe de rue. En cachant son visage avec sa main, elle raconte : « Nous sommes des victimes, mais nous sommes aussi les suspects. Ils tuent aussi notre communauté. Nous sommes Kényans. »
Alors pour exprimer leur solidarité et faire cesser les amalgames, les commerçants d’Eastleigh ont fermé leur boutique vendredi dernier et manifesté pour la paix. C’est le cas de Guerra qui tient une petite boutique de parfums : « On a fermé hier pour condamner l’attaque de l’hôtel. Mais la plupart des Kényans pensent que les Somalis sont des shebabs. Je suis très inquiet. »
Les habitants d’Eastleigh se souviennent des exactions policières d’il y a 5 ans après l’attaque du centre commercial du Westgate. Arrestations arbitraires, crimes extrajudiciaires. Les Somalis étaient pris pour cible. Mais cette fois, rien de tout cela à ce jour. Les habitants restent tout de même sur leurs gardes.
Autres articles
-
Madagascar: pour le peuple sakalava, le premier bain annuel des reliques de son roi Toera depuis 128 ans
-
Guinée-Bissau: dépouillement en cours après une participation timide au référendum constitutionnel
-
Nigeria: l’opposition se réunit pour définir une stratégie commune pour la présidentielle de 2027
-
«On rogne sur le budget nourriture»: À Madagascar, les sacrifices de familles pour payer la rentrée scolaire
-
RDC: confrontation entre le gouvernement et l’AFC/M23 autour de l’administration des universités





Madagascar: pour le peuple sakalava, le premier bain annuel des reliques de son roi Toera depuis 128 ans


