Sur la bordure du fleuve Tsiribihina, au centre-ouest de la région du Menabe de Madagascar, les pieds dansent au rythme des tambours sur le sable chaud. Ici, pas de chaussures : c’est l’un des nombreux interdits de la période du fitampoha, ce grand bain rituel des reliques royales sakalava.
Un habitant explique : « Le fitampoha nous procure une grande bénédiction, à nous peuple du Menabe. Après le fitampoha, nos ancêtres nous apportent succès, réussite et bénédiction. »
Pendant une semaine, plusieurs rituels se succèdent, jusqu’au bain des reliques du roi Toera dans le fleuve : les ossements y sont lavés, puis enduits d’huile et de miel, pour honorer les ancêtres et demander leur bénédiction.
« Un fitampoha différent »
Vingt ans : c’est le temps qu’il aura fallu à Madagascar pour obtenir la restitution du crâne du roi Toera, décapité par les troupes coloniales françaises en 1897.
Conservée pendant plus d’un siècle dans un musée parisien, la relique a été rendue en août 2025, au nom d’une loi française sur la restitution des restes humains.
Descendant du roi Toera, Louis Sakay mesure la portée de ce retour pour le fitampoha : « Pour moi, ce qui change, ce qui fait que ce fitampoha est différent, c’est le fait que la relique de Toera est là. L’année dernière, au mois de septembre, on a ramené la tête du monsieur dans le caveau. Et cette fois-ci, ils ont fait les rites qui la ramèneraient à sa place, à mon avis. »
À l'origine de cette cérémonie, il y a un long combat mené par la famille royale elle-même. Pendant plus de dix ans, la monarchie sakalava du Menabe n'était pas officiellement reconnue par l'État malgache. Georges Kamamy, descendant du roi Toera et roi du Menabe, s'émeut : « Être là pour moi aujourd'hui, c'est l'accomplissement d'une longue bataille, spirituelle déjà, et institutionnelle, dans le sens où on a eu 10-11 ans de non-reconnaissance, ou non-légalisation, de notre culture. La restitution qui a eu lieu a été le déclenchement du fitampoha 2026. Le crâne ainsi restitué constitue l'élément essentiel des reliques du roi Toera. »
Un siècle après la décapitation de son roi, le peuple sakalava referme une page douloureuse de l’histoire coloniale.
Un habitant explique : « Le fitampoha nous procure une grande bénédiction, à nous peuple du Menabe. Après le fitampoha, nos ancêtres nous apportent succès, réussite et bénédiction. »
Pendant une semaine, plusieurs rituels se succèdent, jusqu’au bain des reliques du roi Toera dans le fleuve : les ossements y sont lavés, puis enduits d’huile et de miel, pour honorer les ancêtres et demander leur bénédiction.
« Un fitampoha différent »
Vingt ans : c’est le temps qu’il aura fallu à Madagascar pour obtenir la restitution du crâne du roi Toera, décapité par les troupes coloniales françaises en 1897.
Conservée pendant plus d’un siècle dans un musée parisien, la relique a été rendue en août 2025, au nom d’une loi française sur la restitution des restes humains.
Descendant du roi Toera, Louis Sakay mesure la portée de ce retour pour le fitampoha : « Pour moi, ce qui change, ce qui fait que ce fitampoha est différent, c’est le fait que la relique de Toera est là. L’année dernière, au mois de septembre, on a ramené la tête du monsieur dans le caveau. Et cette fois-ci, ils ont fait les rites qui la ramèneraient à sa place, à mon avis. »
À l'origine de cette cérémonie, il y a un long combat mené par la famille royale elle-même. Pendant plus de dix ans, la monarchie sakalava du Menabe n'était pas officiellement reconnue par l'État malgache. Georges Kamamy, descendant du roi Toera et roi du Menabe, s'émeut : « Être là pour moi aujourd'hui, c'est l'accomplissement d'une longue bataille, spirituelle déjà, et institutionnelle, dans le sens où on a eu 10-11 ans de non-reconnaissance, ou non-légalisation, de notre culture. La restitution qui a eu lieu a été le déclenchement du fitampoha 2026. Le crâne ainsi restitué constitue l'élément essentiel des reliques du roi Toera. »
Un siècle après la décapitation de son roi, le peuple sakalava referme une page douloureuse de l’histoire coloniale.
Autres articles
-
Guinée-Bissau: dépouillement en cours après une participation timide au référendum constitutionnel
-
Nigeria: l’opposition se réunit pour définir une stratégie commune pour la présidentielle de 2027
-
«On rogne sur le budget nourriture»: À Madagascar, les sacrifices de familles pour payer la rentrée scolaire
-
RDC: confrontation entre le gouvernement et l’AFC/M23 autour de l’administration des universités
-
Gabon: Brice Oligui Nguema s’adresse à la nation pour le troisième anniversaire du coup d’État militaire





Guinée-Bissau: dépouillement en cours après une participation timide au référendum constitutionnel


