Les Américains protestent contre la proposition de loi anti-homosexuelle en Ouganda, en 2009, à New York. AFP / Stan Honda
Simon Lokodo a accusé des associations de défense des homosexuels d’être soutenues financièrement par l’étranger, et de « recruter » des enfants ougandais dans les rangs homosexuels. « Les ONG sont des canaux à travers lesquels l’argent arrive pour recruter », a dit le ministre et ancien prêtre catholique. «Je dispose de la liste des réunions qu’elles ont tenues pour renforcer, accroître et recruter (les homosexuels) », a-t-il précisé.
« Nous allons leur dire d’arrêter leurs opérations et elles n’auront plus le droit de travailler ici », a par ailleurs spécifié Simon Lokodo.
Accusations « insensées » et « sans fondement »
Pour la coordinatrice des programmes nationaux en faveur des minorités sexuelles en Ouganda, Pepe Julian Onziema, cette annonce du ministre ougandais est un moyen pour « détourner l’attention des vrais problèmes auxquels l’Ouganda est confronté, à savoir une pauvreté et une corruption rampantes ».
Pepe Julian Onziema rejette les accusations du ministre de la déontologie et dit « attendre les preuves ».
"Pepe Julian Onziema, Coordinatrice des programmes nationaux en faveur des minorités sexuelles en Ouganda.
Ces accusations du gouvernement, à propos d’organisations recrutant des enfants, sont insensées et sans fondement".
La pression du gouvernement se maintient
En tout début de semaine, le lundi 18 juin, la police est intervenue pour mettre fin à une conférence sur les droits des homosexuels organisée dans un hôtel à Kampala, interpellant une quinzaine de militants venus d’Ouganda, du Rwanda, du Kenya et de Tanzanie.
Le séminaire avait pour objectif d’aider les communautés gays locales à réagir aux violations de leurs droits, avait alors expliqué l’association organisatrice, Projet des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale et de l’Est.
L’Ouganda, qui punit déjà l’homosexualité par de sévères peines de prison, souhaite durcir sa législation. Depuis trois ans, un projet de loi controversé est à l’examen devant le Parlement. Il prévoit non seulement un durcissement des peines contre les relations homosexuelles mais aussi l’interdiction de la « promotion » de l’homosexualité, notamment par un soutien financier aux gays et aux lesbiennes.
Un texte précédent prévoyait la peine de mort pour les récidivistes. Cette dernière disposition ainsi que la peine de réclusion criminelle à perpétuité avaient provoqué de vives réactions, notamment des bailleurs de fonds qui ont menacé de suspendre leur aide à l’Ouganda. Elles ne devraient pas être retenues dans le nouveau texte.
Source: RFI
« Nous allons leur dire d’arrêter leurs opérations et elles n’auront plus le droit de travailler ici », a par ailleurs spécifié Simon Lokodo.
Accusations « insensées » et « sans fondement »
Pour la coordinatrice des programmes nationaux en faveur des minorités sexuelles en Ouganda, Pepe Julian Onziema, cette annonce du ministre ougandais est un moyen pour « détourner l’attention des vrais problèmes auxquels l’Ouganda est confronté, à savoir une pauvreté et une corruption rampantes ».
Pepe Julian Onziema rejette les accusations du ministre de la déontologie et dit « attendre les preuves ».
"Pepe Julian Onziema, Coordinatrice des programmes nationaux en faveur des minorités sexuelles en Ouganda.
Ces accusations du gouvernement, à propos d’organisations recrutant des enfants, sont insensées et sans fondement".
La pression du gouvernement se maintient
En tout début de semaine, le lundi 18 juin, la police est intervenue pour mettre fin à une conférence sur les droits des homosexuels organisée dans un hôtel à Kampala, interpellant une quinzaine de militants venus d’Ouganda, du Rwanda, du Kenya et de Tanzanie.
Le séminaire avait pour objectif d’aider les communautés gays locales à réagir aux violations de leurs droits, avait alors expliqué l’association organisatrice, Projet des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale et de l’Est.
L’Ouganda, qui punit déjà l’homosexualité par de sévères peines de prison, souhaite durcir sa législation. Depuis trois ans, un projet de loi controversé est à l’examen devant le Parlement. Il prévoit non seulement un durcissement des peines contre les relations homosexuelles mais aussi l’interdiction de la « promotion » de l’homosexualité, notamment par un soutien financier aux gays et aux lesbiennes.
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Source: RFI
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