En Tanzanie, les appels à manifester ce mardi 7 juillet se sont multipliés ces derniers jours sur les réseaux sociaux, invitant la population à descendre dans la rue pour protester contre la répression politique, réclamer une nouvelle Constitution et demander que les responsables des violences passées soient traduits en justice.
La date du 7 juillet, dite « Saba Saba » pour cette manifestation, n’a pas été choisie au hasard : elle renvoie à la lutte démocratique et à l'indépendance du pays.
Manifestation interdites
Les manifestations prévues coïncident également avec la Foire commerciale internationale de Dar es Salaam (DITF) organisée par le gouvernement.
Ces manifestations sont toutefois interdites par les autorités qui ont décidé de déployer une forte présence policière.
Ces appels à manifester interviennent donc dans un climat de peur persistante après la répression sanglante de la contestation électorale d’octobre 2025.
« Est-ce que l'histoire va se répéter ? »
Dans les rues de la plus grande ville de Tanzanie, l'inquiétude est effectivement de mise. « Quand on entend parler de la manifestation d’aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de se demander si l'histoire va se répéter », souligne un habitant de Dar es Salaam.
L'an dernier, la contestation des résultats de l'élection présidentielle avait été réprimée dans le sang, faisant plus de 500 morts, selon un rapport officiel. Un « aperçu » de ce qui pourrait arriver aujourd'hui, selon les mots du préfet de Dar es Salaam.
À la fin du mois de juin, le gouvernement a temporairement interdit les rassemblements politiques et autres manifestations pour étouffer le rassemblement d'aujourd'hui.
Dispositif sécuritaire
Ces derniers jours, des policiers en tenue anti-émeute, armes au poing, étaient particulièrement visibles à Dar es Salaam et dans les rues des grandes villes du pays.
Dans ce contexte, difficile de savoir combien de Tanzaniens répondront à l’appel de la société civile.
Du côté des partis politiques, la prudence est de mise. Chadema, le principal parti d’opposition, ne soutient pas la manifestation et demande au gouvernement de garantir la sécurité et les droits de ses citoyens.
La date du 7 juillet, dite « Saba Saba » pour cette manifestation, n’a pas été choisie au hasard : elle renvoie à la lutte démocratique et à l'indépendance du pays.
Manifestation interdites
Les manifestations prévues coïncident également avec la Foire commerciale internationale de Dar es Salaam (DITF) organisée par le gouvernement.
Ces manifestations sont toutefois interdites par les autorités qui ont décidé de déployer une forte présence policière.
Ces appels à manifester interviennent donc dans un climat de peur persistante après la répression sanglante de la contestation électorale d’octobre 2025.
« Est-ce que l'histoire va se répéter ? »
Dans les rues de la plus grande ville de Tanzanie, l'inquiétude est effectivement de mise. « Quand on entend parler de la manifestation d’aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de se demander si l'histoire va se répéter », souligne un habitant de Dar es Salaam.
L'an dernier, la contestation des résultats de l'élection présidentielle avait été réprimée dans le sang, faisant plus de 500 morts, selon un rapport officiel. Un « aperçu » de ce qui pourrait arriver aujourd'hui, selon les mots du préfet de Dar es Salaam.
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