Au kiosque installé sur l'avenue Georges-Pompidou, au cœur de Dakar-Plateau, Moussa Diop vend des journaux depuis une dizaine d’années. Il confirme les difficultés du métier. Selon lui, les ventes ne sont plus comparables à celles d’avant. « Avant, les gens venaient tôt le matin pour acheter leur journal.
Aujourd’hui, beaucoup ont déjà vu les informations sur leur téléphone avant même que les journaux arrivent », témoigne-t-il.
Souleymane Camara, vendeur ambulant domicilié à Thiaroye, arpente quant à lui quotidiennement les rues de la capitale, des journaux à la main. « Chaque jour, je fais le tour de la ville, mes journaux à la main », raconte-t-il. Pour lui, les conditions de travail importent peu face à la nécessité de gagner sa vie. « Qu’il fasse froid ou chaud, c’est notre métier, donc on fait avec. Nous n’avons pas le choix », explique-t-il.
Le vendeur ambulant travaille à la commission. « J’ai 20 % sur ce que je vends. Je ne gagne pas beaucoup, mais c’est mieux que de voler, et je remercie Dieu », confie-t-il. Chaque matin, il récupère les journaux auprès d’un fournisseur avant de parcourir la ville pour les proposer aux lecteurs. À la fin de la journée, il reverse l’argent correspondant aux exemplaires vendus et conserve sa part.
Aujourd’hui, beaucoup ont déjà vu les informations sur leur téléphone avant même que les journaux arrivent », témoigne-t-il.
Souleymane Camara, vendeur ambulant domicilié à Thiaroye, arpente quant à lui quotidiennement les rues de la capitale, des journaux à la main. « Chaque jour, je fais le tour de la ville, mes journaux à la main », raconte-t-il. Pour lui, les conditions de travail importent peu face à la nécessité de gagner sa vie. « Qu’il fasse froid ou chaud, c’est notre métier, donc on fait avec. Nous n’avons pas le choix », explique-t-il.
Le vendeur ambulant travaille à la commission. « J’ai 20 % sur ce que je vends. Je ne gagne pas beaucoup, mais c’est mieux que de voler, et je remercie Dieu », confie-t-il. Chaque matin, il récupère les journaux auprès d’un fournisseur avant de parcourir la ville pour les proposer aux lecteurs. À la fin de la journée, il reverse l’argent correspondant aux exemplaires vendus et conserve sa part.
Souleymane effectue également des livraisons et dispose de clients abonnés. Mais ces derniers ne le paient souvent qu’à la fin du mois. « Du coup, au moment de verser, je dois compléter avec mon propre argent », explique-t-il.
Pour autant, certains lecteurs restent attachés au papier. Abdoulaye Fall, client rencontré dans les rues du Plateau, explique continuer à acheter son journal par habitude. « J’aime lire le journal papier. Avec le téléphone, on reçoit beaucoup d’informations, mais on ne prend pas toujours le temps de bien les lire. Le journal permet de s’arrêter et de suivre l’actualité tranquillement », estime-t-il.
Un avis que ne partage pas forcément la jeune génération. Aïssatou Ndiaye, étudiante, privilégie son téléphone pour s’informer. « Je consulte surtout les sites d’information et les réseaux sociaux. C’est plus rapide et je peux avoir les nouvelles à tout moment », explique-t-elle.
Ces nouvelles habitudes de consommation de l'information fragilisent progressivement le commerce de la presse papier. « Les gens n’achètent plus les journaux comme avant, car beaucoup ne lisent plus et, avec les téléphones et les réseaux sociaux, tout le monde s’informe facilement », constate Souleymane Camara.
Chaque jour, il continue pourtant de parcourir les rues de Dakar. Avec ses exemplaires à la main et une rémunération limitée, il poursuit un métier devenu plus difficile, mais qui reste pour lui un moyen honnête de gagner sa vie.
À l'heure où l'information tient dans un téléphone, les vendeurs de journaux continuent de faire vivre la presse papier dans les rues de la capitale. Malgré cette baisse de la demande, le support conserve ses fidèles, qui l'achètent par simple plaisir de lire ou pour conserver des éditions importantes en guise d'archives.
Pour autant, certains lecteurs restent attachés au papier. Abdoulaye Fall, client rencontré dans les rues du Plateau, explique continuer à acheter son journal par habitude. « J’aime lire le journal papier. Avec le téléphone, on reçoit beaucoup d’informations, mais on ne prend pas toujours le temps de bien les lire. Le journal permet de s’arrêter et de suivre l’actualité tranquillement », estime-t-il.
Un avis que ne partage pas forcément la jeune génération. Aïssatou Ndiaye, étudiante, privilégie son téléphone pour s’informer. « Je consulte surtout les sites d’information et les réseaux sociaux. C’est plus rapide et je peux avoir les nouvelles à tout moment », explique-t-elle.
Ces nouvelles habitudes de consommation de l'information fragilisent progressivement le commerce de la presse papier. « Les gens n’achètent plus les journaux comme avant, car beaucoup ne lisent plus et, avec les téléphones et les réseaux sociaux, tout le monde s’informe facilement », constate Souleymane Camara.
Chaque jour, il continue pourtant de parcourir les rues de Dakar. Avec ses exemplaires à la main et une rémunération limitée, il poursuit un métier devenu plus difficile, mais qui reste pour lui un moyen honnête de gagner sa vie.
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