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Le Collectif des amicales des étudiants de l'UCAD déplore les violences et appelle les autorités à décanter la situation

Des violences envers des professeurs sévissent depuis quelque temps au sein de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ces actes que condamne le Collectif des amicales des étudiants. Ces derniers ont convié un point de presse ce mardi 22 juin afin de statuer sur cette situation qui paralyse le temple du savoir. Trois (3) points cruciaux ont été invoqués pendant la rencontre. Le collectif a déploré l’attitude du Syndicat Autonome de l'enseignement Supérieur (SAES) qui a décrété les 72 heures de grève. Le manque d’infrastructures universitaires qui empêche les étudiants de dérouler correctement leur cour. Pour finir, l’éternel problème des paiements de bourses a été aussi évoqué. Au vu de tous ces problèmes qu’ils rencontrent, les étudiants ont appelé les autorités universitaires à s’en saisir rapidement pour y remédier.



Le Collectif des amicales des étudiants de l'UCAD déplore les violences et appelle les autorités à décanter la situation
« Toutes les formes de violences sont à éviter surtout ici à l’université qui est un temple de savoir », déclare Waha Bâ, coordinateur du collectif des amicales de l'Ucad. Pour ce membre du Collectif des étudiants, le lieu doit être un endroit de calme et de paix pour permettre aux étudiants de pouvoir étudier en toute quiétude. Or, depuis quelque temps, tout le système est paralysé par la grève des étudiants, mais aussi par celle du SAES qui a décrété 72 heures de grève.

« Nous n’apprécions pas vraiment cette situation. Le SAES en décrétant ce mot d’ordre paralyse complètement le système pédagogique d’université Cheikh Anta Diop. Et ce sont ceux qui ne sont ni de près ou de loin mêlés à cette affaire qui vont payer les pots cassés. Ces gens-là, ce sont des étudiants qui étaient dans les amphithéâtres et qui assistaient leurs cours. Et depuis hier lundi, ils n’ont pas fait cours malgré le retard acquis dans notre programme pédagogique à cause de la Covid-19 », peste l'étudiant.

Pour Waha Ba, « chaque entité a le droit de manifester quand elle sent que ses intérêts sont menacés, mais que ça se fasse dans les règles de l’art et dans le respect d’autrui ». Afin de pacifier l’espace universitaire, le collectif des amicales de l’UCAD déclare depuis quelque temps, il œuvre dans ce sens-là. Et pour cela, il estime qu’il serait « judicieux d’organiser régulièrement des discussions entre les représentants des étudiants et les autorités universitaires ». En faisant cela, ces derniers doivent pouvoir anticiper certaines situations et ne pas attendre jusqu’à ce que tout explose pour réagir.

"les autorités n’agissent qu’au dernier moment"

« Parfois, il y a des problèmes que ce soit des problèmes lors des élections des amicales ou d’autres choses, on ne les entend pas. Ils n’agissent qu’au dernier moment », déclarent les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop. Poursuivant, ils appellent les autorités à sortir de leurs cachettes. « A ces autorités, nous leur demandons vraiment de prendre leurs responsabilités face à cette situation qui sévit dans l’université. Qu’ils sortent de leurs cachettes quand l’université a besoin d’eux. Le SAES, avant de décréter ce mot d’ordre devait d’abord saisir les autorités de l’université qui sont habilitées à statuer sur cette question-là », a pensé l’étudiant.

Concernant l’éternel problème des bourses, les étudiants ont invité la direction des bourses à travers « son très incompétent directeur à l’Ecobank à plus de respect envers les étudiants », ajoutant qu’ils ne peuvent pas cautionner qu’il y ait, à chaque fois, des omissions à ne pas en finir, des réclamations chaque jour sans parler des longues files d’attentes devant la direction des bourses ».

« Tout simplement parce que ces gens ne font pas correctement leur travail et qu’ils n’ont aucune considération envers les étudiants. Nous souhaitons que tout soit mis en ordre », tempête, Mohamed Kébé, porte-parole de l'amicale des étudiants de l'Ucad.

Le Collectif des amicales des étudiants de l'UCAD déplore les violences et appelle les autorités à décanter la situation
Un excédent de 6 000 nouveaux bacheliers au niveau de la faculté des Lettres

Pour finir, les étudiants ont évoqué le manque d’infrastructure au sein de l’université depuis plusieurs années. L’Ucad est confrontée à un manque d’infrastructures dans l'ensemble des facultés : des salles de classe, d’amphithéâtres, de laboratoires, de toilettes, mais aussi de bâtiments sportifs, qui assurent la bonne marche des activités pédagogiques. 

« Chaque année, le nombre de bacheliers qui est orienté à l’UCAD augmente et les infrastructures qui doivent être mises à leurs dispositions ne sont pas fournies. Une situation à laquelle les autorités doivent remédier. Par exemple un excèdent de près de 6 000 nouveaux bacheliers au niveau de la faculté des Lettres ont été orientés à l’UCAD cette année, mais par manque d’infrastructures, ces derniers ont été déversés dans d’autres écoles de formation sans aucune mesure d’accompagnement », a dénoncé M. Kébé.

L’amicale des étudiants appelle les professeurs et les étudiants à installer une discussion afin de prôner la non-violence pour rendre plus lisses les relations et ainsi dérouler correctement l’année scolaire. Ils peuvent y avoir beaucoup de revendications, mais l’essentiel selon eux, c’est que les cours ne soient pas perturbés ou impactés, car il y a beaucoup de retard.
 

Ndeye Fatou Touré

Mardi 22 Juin 2021 - 14:16


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