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Le communiqué du MFDC qui nous apprend qu'il y a peut-être un Cessez-le-feu* entre l'Etat et le maquis

Depuis le début du conflit casamançais, il n'y a jamais eu de cessez-le-feu officiel, signé entre l'Etat du Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Le communiqué de la cellule de communication du maquis datant du 08 janvier 2010 nous renseigne, entre les lignes, qu'il y avait comme un accord entre les deux parties pour le dépôt temporaire des armes.



Le communiqué du MFDC qui nous apprend qu'il y a peut-être un Cessez-le-feu* entre l'Etat et le maquis
Dans un texte intitulé "Vers une fin définitive de la l’accalmie décidée unilatéralement par Macky Sall", la cellule de communication a dénoncé les bombardements effectués par l'armée sénégalaises et mis en garde l'Etat du Sénégal. 

"lundi 8 janvier 2018, entre 15 et 16 heures l’armée sénégalaise a émise 4 tirs en direction des positions du MFDC. A 21h33 minutes ils ont repris la même opération en effectuant deux tirs toujours en direction des supposées positions du MFDC. Les Forces Combattantes du MFDC « Attika » prend acte et est en train d’observer tous ces agissements d l’armée sénégalaise qui prépare ce qu’elle appelle « ratissage »", souligne le document publié sur le site du mouvement séparatiste.
 
Dans la suite du texte, les responsables du Mfdc, sans appeler leurs combattants à l'affrontement immédiat, préviennent ces derniers que la guerre pourrait bien reprendre, si l'armée sénégalaise continue ses opérations d'envergure dans leurs zones de cantonnement. Ils tiennent également Macky Sall (le texte n'a jamais mentionné le titre de Président devant son nom) responsable de tout ce qui pourrait arriver par la suite. Ils ont également demandé au chef de l'Etat sénégalais de clarifier son intention ou non de reprendre les combats sur le terrain.

"Après les bombardements c’est l’affrontement sur le terrain que choisit Macky Sall. Les combattants du MFDC sont fin prêts et attend de pieds fermes sur le terrain de combat les troupes de l’envahisseur sénégalais. Si le Sénégal veut la guerre, qu’il le dise en haute voix. Il ne faut pas profiter du prétexte qu’ils sont en train de traquer des « bandits » pour essayer de surprendre les combattants", déclarent-ils.

Pour conclure, le Mfdc parle dans le texte d'"Une reprise non-déclarée de la guerre par Macky Sall en place et lieu de pourparlers de paix se développent dangereusement en Casamance". Ce qui laisse entendre qu'un cessez-le-feu est bien en vigueur entre l'Etat du Sénégal et le mouvement séparatiste du sud du pays. Il est certes vrai que depuis l'avènement du Président Macky Sall au pouvoir, une certaine accalmie a été notée en Casamance. Mais jamais les autorités des deux camps n'ont évoqué, de concert, un cessez-le-feu.

Sur Twitter, un internaute a même ironisé sur l'existence de ce cessez le feu

 
Pour rappel, en 2014, l'un des chefs du Mfdc Salif Sadio avait annoncé un "cessez-le-feu unilatéral" qu'il disait avoir imposé à ses combattant en signe de bonne volonté dans les négociations en cours avec le gouvernement du Sénégal. Les combats avaient presque cessé dans la zone sud depuis quelques années.
L'Etat du Sénégal avait même procédé à la libération de deux combattants appartenant à Salif Sadio. Mais depuis l'exécution samedi dernier de 13 jeunes dans la forêt de Boffa-Bayotte et les accusations à l'endroit de la branche Attika du Mfdc dirigée par Cesar Atoute Badiate, le processus de paix semble plus que jamais menacé. Et les mises en garde du Mfdc contre l'Etat du Sénégal ne sont pas à prendre à la légère.

*Un cessez-le-feu est l'arrêt ou la suspension des hostilités en période de guerre. Il s'agit d'un accord bilatéral, le plus souvent négocié et signé par des représentants d'au moins deux parties en conflit. Il s'agit parfois d'une décision unilatérale proclamée par un des protagonistes, en particulier lorsque les négociations ne peuvent que difficilement se tenir, ou en l'attente de celles-ci.(source : Wikipedia)

AYOBA FAYE

Jeudi 11 Janvier 2018 - 10:48



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