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Le personnel de la Panapress va entamer sa deuxième année de grève illimitée pour le paiement de 38 mois d’arriérés



Le personnel de la Panapress va entamer sa deuxième année de grève illimitée pour le paiement de 38 mois d’arriérés
Le personnel de l’Agence panafricaine d’information (PANAPRESS), à travers un communiqué de presse, informe qu’il va entamer le 5 décembre sa deuxième année de grève illimitée pour obtenir le paiement de 38 mois d’arriérés dus à tout le personnel qui n’a pas reçu de salaire depuis fin août 2020. Selon le document, en 2020, ils n’ont perçu que les salaires des mois de janvier et avril ainsi que des demi-salaires en mai, juin, juillet et août.

Des démarches ont été effectuées et la PANA a eu a à rencontrer des députés et un conseiller du président de la République du Sénégal. « Nous avons écrit, en fin février dernier, au président de la RD Congo, Felix Tshisekedi, président en exercice de l’Union africaine (UA), au président sénégalais, Macky Sall, au président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mohamat, et au ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mme Aïssata Tall Sall, pour les informer de notre situation, des difficultés financières que l’agence ne cesse de rencontrer depuis 2003, soit trois ans après sa relance, et du manque de perspectives dans nos carrières surtout en termes d’avancement et d’augmentations de salaires », relate la note.

Depuis le début de la grève, « la Direction générale n’a pris aucune initiative allant dans le sens de régler la crise. En revanche, elle a pris des mesures de rétorsion contre les employés en grève en bloquant leurs mots de passe pour qu’ils n’accèdent plus à la plateforme de l’Agence et gelé leur couverture médicale. Ainsi, nos familles et nous n’avons plus accès aux médicaments et ne pouvons plus nous soigner dans les structures médicales. À cela, s’ajoute les intimidations et menaces de licenciements », rapporte le document.

Le 5 mars dernier, lors d’une rencontre avec le président de Conseil d’administration à Dakar, ce dernier leur avait fait part de ses ambitions pour l’agence et promis que les arriérés seront « bientôt » épongés, mais sans donner aucune échéance de paiement. De ce fait, le personnel de la PANA se dit déterminée à poursuivre cette grève jusqu’à la satisfaction de sa revendication.

D’après le communiqué, l’agence traverse, depuis 2003 une crise financière à la fois "structurelle et chronique". Cette dernière s’est manifestée par « l’absence de paiement régulier des salaires, le départ de la majeure partie du personnel du siège (d’une vingtaine journalistes). Les derniers recrutements de journalistes (2) au niveau de Dakar remontent à 2008. Actuellement, l’agence n’a qu’un traducteur permanent qui a vu une dizaine de ses collègues quitter progressivement depuis 2006 », lit-on sur la note. Par ailleurs, les bureaux régionaux de Yaoundé (pour l’Afrique centrale), Abidjan (pour l’Afrique de l’Ouest), Nairobi (pour l’Afrique de l’Est), Addis-Abeba (siège de l’OUA/UA), Lagos et du Cap pour l’Afrique Australe) ont été fermés depuis longtemps à cause des difficultés financières, note le document.

L’Agence panafricaine d’information, dont le siège est à Dakar, était un vieux projet de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) qui vit le jour le 25 mai 1983 avec la diffusion de ses premières dépêches. 

Ndeye Fatou Touré

Dimanche 28 Novembre 2021 - 19:15


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