Abou Anas al-Libi aura connu son jugement dernier avant celui des hommes. Âgé de 50 ans, il est décédé dans un hôpital new-yorkais des suites d’une opération du foie. Il souffrait d’hépatite C.
Il avait été arrêté en octobre 2013 par les forces spéciales américaines en Libye où il avait trouvé refuge. Il était soupçonné d’avoir aidé al-Qaïda à organiser les attentats de Nairobi et Dar es Salam. Il avait été interrogé à bord d’un navire de la Navy, puis amené à New-York en raison de son état de santé. Les élus républicains avaient souhaité qu’il soit transféré à Guantanamo, mais l’administration Obama, qui souhaite vider la prison plutôt que d’y ajouter des prisonniers, s’était battue pour qu’il soit jugé à New York où son procès devait commencer le 12 janvier. Il s’était toujours déclaré innocent. Le gouvernement américain avait offert cinq millions de dollars pour sa capture.
Informaticien, il aurait fait des repérages pour al-Qaïda dans les capitales kényane et tanzanienne pour préparer les attentats. Des attaques contre d’autres ambassades occidentales, dont celle de France, avaient été envisagées. Pour sa défense, al-Libi avait déclaré s’être rendu en Libye pour aider l’Otan et les Américains à se débarrasser de Kadhafi.
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