Son Excellence revendique son propos, d’ailleurs il n’a de leçons à recevoir de personne. « Au Sénégal il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, où tout le monde croit tout savoir, donc dit n’importe quoi, et donc nous préférions dire les choses comme elles sont, le dire de façon transparente". C’est le « propos liminaire, improvisé » tenu, dit-il, « sur le ton de la plaisanterie ».
Mais le caractère « liminaire » et « improvisé » du propos, articulé sous le mode de la « plaisanterie », ne limite en rien la portée de ce discours. Au contraire, c’est parce qu’il s’agit « d’improvisation » et de « plaisanterie » qu’il trahit la pensée profonde de l’auteur. Le propos est spontané, naturel, par conséquent, porte la marque d’une « humanité » que l’on veut, hélas, envelopper sous des artifices d’un discours dissimulateur. On peut dire « ses » vérités en plaisantant. C’est ce qu’à fait son Excellence.
Le propos liminaire, tout comme le lapsus ou la rature, sont révélateurs de notre nature profonde. Et si Freud avait raison ! Si le propos liminaire était écrit, ce passage aurait de fortes chances d’être raturé par le Gourou, ou le conseiller en communication dont le travail est de rendre un discours plus digeste, avec un sens élevé de la nuance. Mais le propos « improvisé » de son Excellence s’est affranchi de tous ces artifices inhibiteurs pour revendiquer son caractère « naturel ».
Certes, l’Ambassadeur a raison de dire qu’il existe des Sénégalais qui prétendent tout savoir et disent n’importe quoi. Cependant, ce trait de caractère n’est pas la marque déposée du Sénégalais. Il existe des Français qui prétendent détenir toute la science du monde et du haut de leur 1, 70 m croient transformer le monde par le verbe. Il n’y a pas d’homos senegalensis, tout comme il n’existe pas de « modèle » de Français.
La généralisation est la marque d’une pensée réductrice et paresseuse qui refuse de regarder en face la complexité de la réalité ; complexité qui ne nous autorise pas à l’appréhender dans sa globalité.
Et si ce jugement de son Excellence nous renvoyait à une sorte de jeu de miroir.
Mais le caractère « liminaire » et « improvisé » du propos, articulé sous le mode de la « plaisanterie », ne limite en rien la portée de ce discours. Au contraire, c’est parce qu’il s’agit « d’improvisation » et de « plaisanterie » qu’il trahit la pensée profonde de l’auteur. Le propos est spontané, naturel, par conséquent, porte la marque d’une « humanité » que l’on veut, hélas, envelopper sous des artifices d’un discours dissimulateur. On peut dire « ses » vérités en plaisantant. C’est ce qu’à fait son Excellence.
Le propos liminaire, tout comme le lapsus ou la rature, sont révélateurs de notre nature profonde. Et si Freud avait raison ! Si le propos liminaire était écrit, ce passage aurait de fortes chances d’être raturé par le Gourou, ou le conseiller en communication dont le travail est de rendre un discours plus digeste, avec un sens élevé de la nuance. Mais le propos « improvisé » de son Excellence s’est affranchi de tous ces artifices inhibiteurs pour revendiquer son caractère « naturel ».
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