Les traversées reprennent. La route migratoire entre la Libye et l'Italie, le pays européen le plus proche, est à nouveau empruntée. L'ONG SOS Méditerranée a secouru quelque 1800 migrants depuis jeudi. Plus de 3000 migrants ont été «secourus» en une semaine par les gardes-côtes en Libye dans douze opérations distinctes, a annoncé dimanche un responsable de la marine libyenne. Mais globalement le flux migratoire entre ces deux pays méditerranéens a nettement chuté. L'Italie a enregistré 6500 arrivées depuis la mi-juillet, soit à peine 15% de la moyenne enregistrée sur cette période entre 2014 et 2016.
Si l'Italie a pris des mesures contre des ONG accusées d'avoir adopté «des comportements favorisant l'immigration illégale», le revirement serait intervenu après des accords présumés entre l'Italie et des chefs de milice libyens impliqués dans le trafic de migrants, selon plusieurs médias italiens et étrangers.
Le nom de Ahmad Dabbashi, dit Al-Ammou (l'Oncle), revient souvent : il contrôle la moitié de Sabratha sur la côte libyenne et a longtemps été l'un des barons locaux du trafic. Il s'est depuis quelques semaines reconverti dans la lutte contre l'immigration clandestine, selon des médias italiens et étrangers.
Des «violations très graves des droits de l'homme»
Et les prétendus gestes humanitaires libyens inquiètent des ONG mais aussi le Parti radical italien qui a déposé déposé une plainte vendredi au parquet de Rome. «Nous demandons à l'autorité judiciaire de déterminer si en Libye (...) l'Italie a payé pour que les flux de migrants s'arrêtent, au prix de violations très graves des droits de l'homme, du droit international et du droit italien», a déclaré Riccardo Magi, secrétaire des Radicaux. Le ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, qui multiplie les réunions avec des responsables locaux libyens, a démenti tout contact direct ou indirect avec des milices.
Les migrants secourus ou interceptés sont conduits dans des centres de rétention où ils sont détenus dans des conditions épouvantables. Ils sont par la suite rapatriés avec l'aide de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ou lâchés dans la nature où ils sont rackettés ou exploités par des groupes armés peu scrupuleux.
SOS Méditerranée, qui a conduit au port sicilien de Trapani 371 personnes secourues en mer jeudi à bord de «L'Aquarius», témoigne de l'«enfer libyen» : «extorsion d'argents, viols, travail forcé, détentions arbitraires».
Si l'Italie a pris des mesures contre des ONG accusées d'avoir adopté «des comportements favorisant l'immigration illégale», le revirement serait intervenu après des accords présumés entre l'Italie et des chefs de milice libyens impliqués dans le trafic de migrants, selon plusieurs médias italiens et étrangers.
Le nom de Ahmad Dabbashi, dit Al-Ammou (l'Oncle), revient souvent : il contrôle la moitié de Sabratha sur la côte libyenne et a longtemps été l'un des barons locaux du trafic. Il s'est depuis quelques semaines reconverti dans la lutte contre l'immigration clandestine, selon des médias italiens et étrangers.
Des «violations très graves des droits de l'homme»
Et les prétendus gestes humanitaires libyens inquiètent des ONG mais aussi le Parti radical italien qui a déposé déposé une plainte vendredi au parquet de Rome. «Nous demandons à l'autorité judiciaire de déterminer si en Libye (...) l'Italie a payé pour que les flux de migrants s'arrêtent, au prix de violations très graves des droits de l'homme, du droit international et du droit italien», a déclaré Riccardo Magi, secrétaire des Radicaux. Le ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, qui multiplie les réunions avec des responsables locaux libyens, a démenti tout contact direct ou indirect avec des milices.
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