Les longues coupures d'électricité qui peuvent durer entre 12 et 18 heures par jour, la hausse des prix des denrées… la colère est donc vive contre les acteurs politiques mais également contre les élites qui accaparent des pans entiers de l'économie.
« C’est vrai que la colère que l’on voit à Tobrouk ou même à l’Ouest, c’est davantage justement sur les élites, au sens général, ceux qui arrivent à avoir un très bon salaire à vie parce qu’ils ont été parlementaires pendant quelques mois ou parce qu’ils se servent de leur statut pour arrondir les fins de mois et pouvoir se payer un train de vie qui n’a strictement rien à voir avec celui du Libyen moyen, etc. Donc, il y a vraiment un très grand ressentiment, très intense, par rapport à cette classe. C’est vrai que, par exemple quand on voit les activités de trafic de carburant, eh bien on se retrouve avec un prix officiel qui est toujours ridiculement bas mais le prix officiel n’est pas accessible à la population parce que ce carburant-là est immédiatement envoyé dans les circuits de trafic, soit à l’extérieur de la Libye, soit à l’intérieur même de la Libye. Les Libyens se retrouvent ainsi à acheter 3 dinars le litre alors qu’ils savent pertinemment que le prix officiel est de 15 centimes, et ainsi de suite... Ce n’est qu’un exemple parmi une série », estime le chercheur Jalel Harchaoui, membre de l'ONG Initiative global.
« C’est vrai que la colère que l’on voit à Tobrouk ou même à l’Ouest, c’est davantage justement sur les élites, au sens général, ceux qui arrivent à avoir un très bon salaire à vie parce qu’ils ont été parlementaires pendant quelques mois ou parce qu’ils se servent de leur statut pour arrondir les fins de mois et pouvoir se payer un train de vie qui n’a strictement rien à voir avec celui du Libyen moyen, etc. Donc, il y a vraiment un très grand ressentiment, très intense, par rapport à cette classe. C’est vrai que, par exemple quand on voit les activités de trafic de carburant, eh bien on se retrouve avec un prix officiel qui est toujours ridiculement bas mais le prix officiel n’est pas accessible à la population parce que ce carburant-là est immédiatement envoyé dans les circuits de trafic, soit à l’extérieur de la Libye, soit à l’intérieur même de la Libye. Les Libyens se retrouvent ainsi à acheter 3 dinars le litre alors qu’ils savent pertinemment que le prix officiel est de 15 centimes, et ainsi de suite... Ce n’est qu’un exemple parmi une série », estime le chercheur Jalel Harchaoui, membre de l'ONG Initiative global.
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