Le gouvernement sénégalais a décidé de présenter au parlement un projet de loi qui prévoit le durcissement des peines liées à l’homosexualité, considérée comme un «acte contre nature» et contraire aux valeurs du pays. Spécialiste du droit parlementaire et ancien député, Alioune Souaré estime que l’initiative des nouvelles autorités «n’est pas suffisante» car la nouvelle loi ne prévoit pas l’interdiction de l’acte, dans des propos recueillis par le quotidien L’Observateur.
«L’initiative du gouvernement est à saluer, elle marque l’aboutissement d’une longue lutte (…) Mais ce n’est pas suffisant parce qu’on constate dans le nouveau projet que l’orientation sexuelle, c’est-à-dire le fait d’être homosexuel, bisexuel, transsexuel, n’est pas interdite, mais c’est l’acte qui est interdit», a déploré l’ancien élu.
Selon l’explication du spécialiste parlementaire, «c’est comme si on acceptait que la personne soit homosexuelle ou bisexuelle», tout en réprimant uniquement «l’acte contre nature» ou son apologie. L’expert estime néanmoins que les peines d’emprisonnement de 5 à 10 ans encourues par les homosexuels «peuvent être considérées comme une criminalisation», même s’il estime que le Sénégal «doit aller vers» la criminalisation formelle de ce phénomène.
Pour rappel, dans le projet qui a porté les nouvelles autorités au pouvoir, il était prévu une criminalisation de l’homosexualité. Si le durcissement a désormais été privilégié, Ousmane Sonko a assuré que ce projet de loi produira «les mêmes résultats» que la criminalisation du phénomène.
«L’initiative du gouvernement est à saluer, elle marque l’aboutissement d’une longue lutte (…) Mais ce n’est pas suffisant parce qu’on constate dans le nouveau projet que l’orientation sexuelle, c’est-à-dire le fait d’être homosexuel, bisexuel, transsexuel, n’est pas interdite, mais c’est l’acte qui est interdit», a déploré l’ancien élu.
Selon l’explication du spécialiste parlementaire, «c’est comme si on acceptait que la personne soit homosexuelle ou bisexuelle», tout en réprimant uniquement «l’acte contre nature» ou son apologie. L’expert estime néanmoins que les peines d’emprisonnement de 5 à 10 ans encourues par les homosexuels «peuvent être considérées comme une criminalisation», même s’il estime que le Sénégal «doit aller vers» la criminalisation formelle de ce phénomène.
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