Allongée sur le ventre, Anastasia gît sur son lit d’hôpital. À bout de force, elle respire faiblement. Sa mère, préoccupée, a du mal à la lâcher des yeux. Anastasia a contracté la rougeole il y a 15 jours : à 4 ans, elle pèse 4 kilos.
« C'est la troisième fois qu'elle attrape la rougeole. On a déjà fait tous les traitements, on est passés par le dispensaire, on est retourné à l'hôpital pour continuer le traitement et enfin faire le vaccin. À la fin, les médecins ont décidé de l'hospitaliser jusqu'à ce qu'elle retrouve un poids normal. »
On ne décède pas du virus de la rougeole, précisent les médecins, mais des complications que celui-ci entraîne. À Madagascar, la couverture vaccinale est faible : 58% en 2017, ce qui explique en partie pourquoi la maladie a pris une telle ampleur.
À Ambilobe, plutôt que le vaccin, on préfère encore aller voir le guérisseur. Un réflexe qui rend la prise en charge hospitalière compliquée, explique le docteur Razafimandimby. Elle travaille au centre de santé de la ville.
« Il faut prioriser le traitement médical, et après, selon la tradition ou la foi de chacun, ils peuvent aller chez le guérisseur, explique-t-elle. Mais il faut avoir le traitement médical d’abord, il y a la vitamine A que les enfants qui sont victimes de rougeole doivent prendre ».
La rougeole a fait près de 1 000 morts dans le pays depuis le mois d’octobre. La peste en 2017 avait fait 200 victimes.
« C'est la troisième fois qu'elle attrape la rougeole. On a déjà fait tous les traitements, on est passés par le dispensaire, on est retourné à l'hôpital pour continuer le traitement et enfin faire le vaccin. À la fin, les médecins ont décidé de l'hospitaliser jusqu'à ce qu'elle retrouve un poids normal. »
On ne décède pas du virus de la rougeole, précisent les médecins, mais des complications que celui-ci entraîne. À Madagascar, la couverture vaccinale est faible : 58% en 2017, ce qui explique en partie pourquoi la maladie a pris une telle ampleur.
À Ambilobe, plutôt que le vaccin, on préfère encore aller voir le guérisseur. Un réflexe qui rend la prise en charge hospitalière compliquée, explique le docteur Razafimandimby. Elle travaille au centre de santé de la ville.
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