Près de 40 000 personnes seraient porteuses du VIH à Madagascar, ce qui représente moins de 0,5% de la population. Des chiffres officiels qui étonnent le professeur Françoise Barré-Sinoussi : « Je crois qu’il faut être extrêmement prudent sur ces chiffres et moi j’ai en tête qu’au contraire, ces dernières années, il y a eu une progression, mais que l’on ne connaît pas réellement l’ampleur de cette infection VIH à Madagascar. Il est urgent d’avoir des données fiables ».
S’il faut mieux estimer l’étendue de l’épidémie, il faut aussi mieux prendre en charge les malades. Aujourd’hui, trop peu d’entre eux sont sous traitement. De plus, Madagascar fait face régulièrement à des ruptures de stocks de médicaments et les dépistages sont insuffisants.
« Les autorités considèrent probablement que ce n’est pas une priorité parce qu’il y a relativement peu de personnes touchées. Je pense que c’est une erreur parce que lorsque l’on prend en charge une épidémie naissante de VIH, en terme de prévention, en terme de soin, en terme de traitement, on est dans le meilleur des cas de figure pour arrêter immédiatement cette épidémie ».
Le professeur Barré-Sinoussi appelle donc les autorités à agir tant qu’il est encore temps, car elle craint que si rien n’est fait, l’épidémie explose d’ici quelques années. Comme ça a été le cas dans d’autres pays d’Afrique.
Source: Rfi
S’il faut mieux estimer l’étendue de l’épidémie, il faut aussi mieux prendre en charge les malades. Aujourd’hui, trop peu d’entre eux sont sous traitement. De plus, Madagascar fait face régulièrement à des ruptures de stocks de médicaments et les dépistages sont insuffisants.
« Les autorités considèrent probablement que ce n’est pas une priorité parce qu’il y a relativement peu de personnes touchées. Je pense que c’est une erreur parce que lorsque l’on prend en charge une épidémie naissante de VIH, en terme de prévention, en terme de soin, en terme de traitement, on est dans le meilleur des cas de figure pour arrêter immédiatement cette épidémie ».
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Source: Rfi
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