Une vingtaine d'arrestations, des militaires déployés dans tout le cercle de Bankass... la réaction des autorités, hier, après le massacre de Koulogon, ne s'est pas fait attendre, selon Amadou Koïta, porte-parole du gouvernement : « Tous ceux qui seront impliqués dans cet acte ignoble seront condamnés conformément à la loi. Le procureur d’ailleurs a été saisi pour ouvrir des enquêtes. Le gouvernement condamne et ne saurait tolérer de tels actes. Le gouvernement de la République du Mali, à travers le Premier ministre qui a effectué plusieurs voyages dans le centre, s’emploie à amorcer une dynamique de dialogue intercommunautaire. »
« Mort certaine »
Mais la communauté peule n'a pas la même vision de la situation. Depuis plus d'un an, l'association culturelle Tabital Pulaaku tire la sonnette d'alarme, sans la moindre réaction des autorités, selon Abdul Aziz Diallo, l'un de ses membres : « Nous avons dit de procéder au désarmement immédiat de toutes les milices. Nous avons demandé de débloquer les marchés, parce qu’aujourd’hui vous ne pouvez acheter ni le riz, ni le mil, ni les condiments, ni vous rendre sur les points d’eau pour abreuver votre bétail ou aller dans les pâturages. C’est la mort certaine. »
« Et nous demandons au gouvernement d’appliquer les mêmes mesures pour toutes les communautés, poursuit-il. Il y a eu des mesures qui ont été éditées pour interdire la circulation à moto, la détention d’armes. Les Dogons circulent impunément avec leurs armes. Nous n’avons eu aucun résultat. Aucun »
Selon les Nations unies, en 2018, au moins 195 civils ont été tués lors d'attaques commises par des chasseurs dozos.
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