« Les groupes armés doivent s'engager à cesser les combats et à revenir à leurs positions initiales. » Selon ce cadre de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), tels sont les deux préalables indispensables pour envisager de lever le cordon de sécurité autour de Kidal.
Tandis que le gouvernement voyait dans ce cordon une mesure « inéquitable », demandant que des dispositifs similaires soient mis en place dans d'autres localités, les ex-rebelles de la CMA ont jugé mercredi que ce cordon était plutôt destiné à les empêcher de sortir et d'aller en découdre avec les combattants de la Plateforme. La CMA demande donc sa levée.
Un discours belliqueux qui n'a pas manqué d'alerter la médiation internationale, réunie en urgence ce jeudi matin pour trouver les moyens de calmer le jeu.
Mais si les ex-rebelles veulent « régler leurs différends » eux-mêmes, les groupes loyalistes ne sont, de leur côté, pas prêts à retourner aux positions qu'ils occupaient avant la crise. Ce qui signifierait quitter la ville d'Anefis conquise lundi. « Nous ne quitterons pas Anefis au profit de la CMA, explique-t-on du côté de la Plateforme. Pas avant que le processus de désarmement et de cantonnement de tous les groupes armés prévu par l'accord de paix soit enclenché. » Malgré ces vives tensions, aucun des deux camps ne rejette officiellement l'accord de paix signé il y a deux mois.
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