L’ancien ministre de l’Intérieur et ex-numéro deux du Parti démocratique sénégalais (PDS), Me Ousmane Ngom, a révélé les coulisses des négociations ayant conduit à la participation de l’opposition dirigée par Abdoulaye Wade aux gouvernements du président Abdou Diouf au début des années 1990.
Dans un entretien accordé à l’APS, il souligne que les deux hommes ont privilégié la paix et la stabilité du Sénégal malgré de fortes tensions politiques, notamment après l’élection présidentielle contestée de 1988. Selon lui, Abdou Diouf s’était même dit prêt à partager le pouvoir avec son principal opposant afin d’éviter toute confrontation.
Me Ngom raconte que de premiers pourparlers ont été engagés après la libération des responsables du PDS arrêtés à la suite du scrutin de 1988. Ces discussions, menées notamment à la résidence présidentielle de Popenguine, n’ont toutefois pas abouti en raison de blocages internes au pouvoir.
Les contacts ont repris après le départ de Jean Collin du cercle présidentiel en 1990, sous la médiation du ministre de l’Intérieur Famara Ibrahima Sagna. Ces échanges ont finalement débouché sur l’entrée du PDS au gouvernement en mars 1991 avec quatre ministres, dont Abdoulaye Wade comme ministre d’État.
Après une nouvelle rupture à la veille de la présidentielle de 1993, les deux camps renoueront encore le dialogue dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques. En 1995, le PDS réintègre le gouvernement avec cinq portefeuilles ministériels, dans le cadre d’un nouvel accord conclu entre Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.
Dans un entretien accordé à l’APS, il souligne que les deux hommes ont privilégié la paix et la stabilité du Sénégal malgré de fortes tensions politiques, notamment après l’élection présidentielle contestée de 1988. Selon lui, Abdou Diouf s’était même dit prêt à partager le pouvoir avec son principal opposant afin d’éviter toute confrontation.
Me Ngom raconte que de premiers pourparlers ont été engagés après la libération des responsables du PDS arrêtés à la suite du scrutin de 1988. Ces discussions, menées notamment à la résidence présidentielle de Popenguine, n’ont toutefois pas abouti en raison de blocages internes au pouvoir.
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