La lettre ouverte signée au Maroc demande la chute du gouvernement, mais pas seulement. Pour les signataires dont Ahmed Benchemsi, journaliste et militant pour les droits humains, il faut aller au-delà des symboles. « Il faut vraiment mettre en œuvre des réformes profondes qui touchent à des choses qui sont consubstantielles au pouvoir marocain, c'est-à-dire l'économie de rente, c'est-à-dire une certaine corruption des élites, c'est-à-dire une espèce de mariage consanguin entre le pouvoir et l'argent, l'absence de reddition des comptes des responsables, en fait une vraie démocratie représentative et c'est pour ça qu'on va jusqu'à réclamer un changement de constitution, et pas comme en 2011, cette fois en s'acheminant réellement vers une constitution qui donne la souveraineté au peuple ».
Parmi les mesures réclamées, la libération des détenus du mouvement Gen Z 212 et l'ouverture d'un dialogue national pour réexaminer les priorités politiques du pays, Fouad Abdelmoumni, militants pour les droits de l'homme et cosignataire. « Il est aberrant que les priorités ne soient pas l'emploi, l'éducation et la santé, et que ce soit l'organisation de la Coupe du Monde et le fait que le Maroc soit classé onzième dans le classement mondial de la FIFA, le système de gouvernance qui fait que nous ne pouvons pas exploiter l'intelligence collective, les capacités, le débat public, parce que tout l'espace public est quadrillé ».
Le texte est devenu une pétition en ligne et a recueilli presque 5 000 signatures en une journée. Le collectif, né sur Internet, appelle à des rassemblements « à grande échelle » ce 9 octobre, à la veille d’un discours royal très attendu, rapporte notre correspondant à Casablanca, Matthias Raynal.
Parmi les mesures réclamées, la libération des détenus du mouvement Gen Z 212 et l'ouverture d'un dialogue national pour réexaminer les priorités politiques du pays, Fouad Abdelmoumni, militants pour les droits de l'homme et cosignataire. « Il est aberrant que les priorités ne soient pas l'emploi, l'éducation et la santé, et que ce soit l'organisation de la Coupe du Monde et le fait que le Maroc soit classé onzième dans le classement mondial de la FIFA, le système de gouvernance qui fait que nous ne pouvons pas exploiter l'intelligence collective, les capacités, le débat public, parce que tout l'espace public est quadrillé ».
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