La cour d'assises d'appel de Paris a condamné le Franco-Rwandais Claude Muhayimana à 14 ans de réclusion pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l'humanité au Rwanda en 1994, ce vendredi 27 février. Condamné à une peine identique en première instance fin 2021, l'ancien chauffeur de 65 ans a été reconnu coupable d'avoir transporté des gendarmes et des miliciens Interahamwe, bras armés du régime génocidaire hutu, sur des lieux de massacre de Tutsis, notamment à Kibuye et Bisesero.
Après avoir une nouvelle fois nié les faits qui lui sont reprochés dans sa dernière prise de parole, Claude Muhayimana a accueilli la décision du tribunal la tête entre les mains, en pleurs. « C'est une peine qui me semble assez clémente », a pour sa part réagi Me Richard Gisagara, l'avocat des parties civiles, avant de poursuivre : « Cette nouvelle condamnation est une nouvelle affirmation que la France ne veut plus être un havre de paix pour génocidaire. » L'avocat a tout de même déploré que de nombreux dossiers concernant le génocide des Tutsis au Rwanda restent encore bloqués dans l'Hexagone.
Interrogé par RFI, Me Gisagara – qui représente notamment l'association Communauté rwandaise de France – regrette toutefois que Claude Muhayimana ne soit pas passé aux aveux pour « donner plus de renseignements et faire en sorte que l'on sache où sont enterrés les corps des victimes ». « Le fait qu'il se mure dans le silence est une torture de plus pour les personnes que je représente. Ce qu'elles souhaitaient, ce n'était pas tant une condamnation élevée à son encontre qu'une part de vérité supplémentaire par rapport à ce qu'elles savent déjà », a-t-il encore ajouté.
Arrivé libre à son procès en appel, Claude Muhayimana, réfugié en France depuis 2001, a rejoint la prison de Fresnes à l'issue de l'audience
Après avoir une nouvelle fois nié les faits qui lui sont reprochés dans sa dernière prise de parole, Claude Muhayimana a accueilli la décision du tribunal la tête entre les mains, en pleurs. « C'est une peine qui me semble assez clémente », a pour sa part réagi Me Richard Gisagara, l'avocat des parties civiles, avant de poursuivre : « Cette nouvelle condamnation est une nouvelle affirmation que la France ne veut plus être un havre de paix pour génocidaire. » L'avocat a tout de même déploré que de nombreux dossiers concernant le génocide des Tutsis au Rwanda restent encore bloqués dans l'Hexagone.
Interrogé par RFI, Me Gisagara – qui représente notamment l'association Communauté rwandaise de France – regrette toutefois que Claude Muhayimana ne soit pas passé aux aveux pour « donner plus de renseignements et faire en sorte que l'on sache où sont enterrés les corps des victimes ». « Le fait qu'il se mure dans le silence est une torture de plus pour les personnes que je représente. Ce qu'elles souhaitaient, ce n'était pas tant une condamnation élevée à son encontre qu'une part de vérité supplémentaire par rapport à ce qu'elles savent déjà », a-t-il encore ajouté.
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