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Togo: peines alourdies au procès en appel sur la mort en 2020 du colonel Bitala Madjoulba

La Cour d'appel militaire du Togo a rendu son verdict, vendredi 27 février, dans le procès en appel sur la mort du colonel Bitala Madjoulba. Elle a confirmé la décision de première instance tout en alourdissant les peines de cinq ans en moyenne pour les accusés.



La peine la plus lourde revient à Félix Kadangha, ancien chef d'état-major, condamné à 30 ans de prison, soit dix ans de plus qu'en première instance. À ses côtés, six autres co-accusés, dont des officiers supérieurs, le chauffeur du colonel Madjoulba et la soldate de permanence la nuit du drame, Laletou Akouna, ont également vu leurs peines augmentées. Le caporal-chef Songuine Yendoukoua, chauffeur de la victime, a vu sa peine passée de 15 ans en première instance à 25 ans de prison.

Avocat de deux des accusés, Me Claude Amegan ne cache pas sa déception à la suite de ce verdict : « Le dossier ne révèle rien qui puisse permettre de condamner. On a reproché [aux accusés] des actes et des comportements mais de là à dire qu'ils suffisent à établir les infractions qu'on leur impute... le dossier est loin de le révéler. Ces condamnations sont donc une grande déception pour nous », a-t-il notamment déclaré.

Le sort des accusés scellé en moins de dix minutes
La Cour d'appel du Togo a en revanche confirmé l'acquittement du lieutenant-colonel Senam Agbonkou, ancien adjoint de Madjoulba. Deux autres accusés ne retourneront pas en prison, condamnés respectivement à trois et cinq ans de détention, ils ont déjà purgé leur peine pendant la durée du procès. Le commandant Kpatcha Atèkpè et la soldate de permanence sortiront de prison ce 27 février.

Le sort des accusés a été scellé en moins de dix minutes. Ils ont été reconnus coupables de complicité d'assassinat, d'entrave au bon fonctionnement de la justice et de complot contre la sûreté intérieure de l'État. Également appelés à solidairement verser deux milliards de francs de dommages et intérêts à l'État togolais, ils ont huit jours pour se pourvoir en cassation.

Le colonel Bitala Madjoulba, qui dirigeait le premier bataillon d'intervention rapide, fut tué par balle dans son bureau du camp militaire de Lomé, quelques heures après la cérémonie d'investiture du président Faure Gnassingbé, en mai 2020.


Samedi 28 Février 2026 - 09:51


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