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Médina Yoro Foulah se dote d’un Schéma communal d’aménagement et de développement territorial



Médina Yoro Foulah veut tourner la page de la vulnérabilité territoriale. La commune, chef-lieu de département, a abrité ce mercredi 7 octobre un atelier de lancement des travaux d’élaboration de son Schéma communal d’aménagement et de développement territorial (SCADT), présenté comme un outil stratégique pour mieux organiser le territoire et valoriser ses importantes potentialités.

Située à proximité de la frontière gambienne, la commune de Médina Yoro Foulah entend désormais disposer d’une véritable boussole pour orienter son développement. C’est tout le sens de l’atelier consacré au lancement des travaux d’élaboration du Schéma communal d’aménagement et de développement territorial (SCADT).

À travers ce document de planification, les autorités ambitionnent de doter la collectivité d’une « véritable feuille de route territoriale partagée »,  afin de faire de Médina Yoro Foulah un territoire « mieux organisé, mieux connecté, plus résilient, plus attractif et davantage capable de valoriser ses potentialités au bénéfice de ses populations », a déclaré la coordinatrice nationale du Programme d’urgence de modernisation des axes et frontières (PUMA), Madame Ndeye Marième Samb, dans son allocution.

La responsable du PUMA a toutefois dressé un tableau préoccupant de la situation du département. Médina Yoro Foulah concentre notamment d’importants déficits en matière d’accès aux services sociaux de base.

Selon Mme Ndeye Marième Samb,  56 % des localités non électrifiées de la région se trouvent dans le département de Médina Yoro Foulah. Une situation qui constitue encore un frein majeur au développement économique et social des populations.

Le déficit sanitaire est tout aussi préoccupant. Le département ne disposerait que d’ un seul centre  de santé pour une population de plus de 185 000 habitants. Une insuffisance qui, combinée à l’éloignement des structures sanitaires, pousse certaines populations à se tourner vers les infrastructures de santé situées en territoire gambien.

Dans le secteur de l’éducation, le département reste également confronté à la persistance des classes en abris provisoires,  qui constituent l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les communautés scolaires.

Des potentialités encore largement inexploitées

Au-delà des déficits infrastructurels, Médina Yoro Foulah dispose pourtant d’importantes potentialités dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’élevage et l’environnement. Des ressources qui restent encore insuffisamment exploitées et qui pourraient constituer de puissants leviers de développement local. À cela s’ajoute un déficit infrastructurel qui contribue à accentuer l’iniquité territoriale régulièrement dénoncée par les populations.

Pour la coordinatrice nationale du PUMA, cette situation fait de Médina Yoro Foulah un territoire où « l’urgence de rattrapage rencontre l’opportunité de libérer un potentiel exceptionnel ».

Elle a ainsi souligné la pertinence des interventions et des investissements du PUMA et de ses partenaires pour accompagner la transformation de cette partie du pays et améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Le maire mise sur le SCADT pour sortir de la vulnérabilité

La démarche est accueillie favorablement par les autorités municipales. Le maire de Médina Yoro Foulah, Kalidou Sy, a salué une initiative particulièrement attendue par la collectivité.

Pour l’édile, l’élaboration du SCADT constitue une opportunité majeure pour mieux structurer le développement de la commune, identifier ses priorités et renforcer la cohérence des investissements futurs.

À terme, le document devrait permettre de disposer d’une vision concertée de l’aménagement du territoire, en tenant compte à la fois des besoins des populations, des contraintes actuelles et des potentialités économiques de Médina Yoro Foulah.

Avec le lancement de ce processus, le chef-lieu de département entend ainsi se doter d’un cadre de référence capable d’accompagner son développement et de réduire progressivement les disparités dont souffrent encore ses populations.

Ismaila Mansaly (correspondant)

Mercredi 7 Octobre 2026 - 21:32


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