Face à la flambée des cours mondiaux de l'énergie provoquée par le conflit au Moyen-Orient, l'Afrique subsaharienne a fait face à un défi redoutable.
Selon le rapport de la Banque mondiale « État des lieux de l'économie africaine » d'octobre 2026, « la plupart des économies de la région étant importatrices nettes d'énergie, ce choc a entraîné une hausse de la facture des importations », pesant lourdement sur les réserves de change, le coût de la vie des ménages et les entreprises, dans un contexte de « marge de manœuvre budgétaire restreinte » et d'endettement public élevé.
Pour amortir le choc sans aggraver leur déficit, les gouvernements ont rivalisé d'ingéniosité en s'appuyant sur des mesures ciblées et non budgétaires. Des pays comme l'Afrique du Sud, le Botswana, la Gambie, le Kenya et la Namibie ont opté pour des allègements fiscaux et des réductions de taxes sur les carburants.
D'autres, à l'instar de l'Éthiopie, de la Gambie, de Maurice et du Mozambique, ont mis en place des mesures de rationnement ou des restrictions, telles que « la limitation de la consommation d'électricité non essentielle » ou la priorisation des services publics.
Certains États ont saisi la crise pour accélérer des transformations structurelles durables.
Le Nigéria s'est ainsi orienté vers « le déploiement accéléré des kits de conversion des véhicules automobiles au gaz naturel comprimé », tandis que Maurice a mis l'accent sur les énergies renouvelables avec « l'accélération des projets d'énergie renouvelable, par exemple le programme de production solaire domestique ».
De son côté, l'Ouganda a diversifié ses sources en mettant en place « des filières d’importation alternatives », et le Zimbabwe a augmenté la teneur en éthanol de son essence.
Toutefois, la Banque mondiale met en garde contre les effets pervers de ces stratégies hétérogènes.
« Ces réponses politiques divergentes ont creusé les écarts entre les pays en matière de prix de détail des carburants, renforçant ainsi les incitations à un arbitrage transfrontalier et les distorsions de marché qui en découlent. »
L'institution conclut que si l'urgence a dicté des réponses immédiates, « l’adoption de réformes structurelles visant à renforcer l’efficacité énergétique, la diversification et la résilience à long terme reste essentielle pour réduire la vulnérabilité aux futurs chocs ».
Selon le rapport de la Banque mondiale « État des lieux de l'économie africaine » d'octobre 2026, « la plupart des économies de la région étant importatrices nettes d'énergie, ce choc a entraîné une hausse de la facture des importations », pesant lourdement sur les réserves de change, le coût de la vie des ménages et les entreprises, dans un contexte de « marge de manœuvre budgétaire restreinte » et d'endettement public élevé.
Pour amortir le choc sans aggraver leur déficit, les gouvernements ont rivalisé d'ingéniosité en s'appuyant sur des mesures ciblées et non budgétaires. Des pays comme l'Afrique du Sud, le Botswana, la Gambie, le Kenya et la Namibie ont opté pour des allègements fiscaux et des réductions de taxes sur les carburants.
D'autres, à l'instar de l'Éthiopie, de la Gambie, de Maurice et du Mozambique, ont mis en place des mesures de rationnement ou des restrictions, telles que « la limitation de la consommation d'électricité non essentielle » ou la priorisation des services publics.
Certains États ont saisi la crise pour accélérer des transformations structurelles durables.
Le Nigéria s'est ainsi orienté vers « le déploiement accéléré des kits de conversion des véhicules automobiles au gaz naturel comprimé », tandis que Maurice a mis l'accent sur les énergies renouvelables avec « l'accélération des projets d'énergie renouvelable, par exemple le programme de production solaire domestique ».
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