Dans une intervention relayée par L'Observateur, le nouveau Directeur général de l’Agence d'Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (Aprosi), Oumar Remy Touré, a tenu à recadrer le débat sur la nationalisation des Industries chimiques du Sénégal (Ics).
Face à la polémique, il a rappelé que « l’État du Sénégal n’a jamais détenu 100% du capital des Ics » et ne peut donc pas y renoncer.
Il précise que l’État détient actuellement 15 % des parts et s'apprête à exercer son option contractuelle pour monter à 30 %, qualifiant cette démarche d'exercice d'un « droit contractuel déjà négocié » plutôt que d'un abandon de souveraineté.
Concernant la possibilité d'une nationalisation totale, M. Touré souligne les contraintes financières et opérationnelles majeures. Une telle manœuvre nécessiterait de « mobiliser seul des ressources financières considérables » et d'assumer intégralement les risques liés à un secteur « exposé à la volatilité des marchés internationaux du phosphate et des engrais ».
Il justifie ainsi la prudence de l'État par la nécessité de préserver les équilibres budgétaires et de ne pas compromettre d'autres priorités nationales.
Le patron de l'Aprosi estime que la véritable souveraineté économique réside dans la capacité à influencer la gouvernance et à maximiser la valeur ajoutée locale. « Lorsque l’État renforce sa présence au capital... obtient des garanties de gouvernance solides, protège l’emploi, sécurise les investissements et veille à ce que davantage de valeur soit créée localement », il exerce pleinement sa souveraineté, « sans nécessairement détenir la totalité du capital », conclut-il.
Face à la polémique, il a rappelé que « l’État du Sénégal n’a jamais détenu 100% du capital des Ics » et ne peut donc pas y renoncer.
Il précise que l’État détient actuellement 15 % des parts et s'apprête à exercer son option contractuelle pour monter à 30 %, qualifiant cette démarche d'exercice d'un « droit contractuel déjà négocié » plutôt que d'un abandon de souveraineté.
Concernant la possibilité d'une nationalisation totale, M. Touré souligne les contraintes financières et opérationnelles majeures. Une telle manœuvre nécessiterait de « mobiliser seul des ressources financières considérables » et d'assumer intégralement les risques liés à un secteur « exposé à la volatilité des marchés internationaux du phosphate et des engrais ».
Il justifie ainsi la prudence de l'État par la nécessité de préserver les équilibres budgétaires et de ne pas compromettre d'autres priorités nationales.
Le patron de l'Aprosi estime que la véritable souveraineté économique réside dans la capacité à influencer la gouvernance et à maximiser la valeur ajoutée locale. « Lorsque l’État renforce sa présence au capital... obtient des garanties de gouvernance solides, protège l’emploi, sécurise les investissements et veille à ce que davantage de valeur soit créée localement », il exerce pleinement sa souveraineté, « sans nécessairement détenir la totalité du capital », conclut-il.
Autres articles
-
Washington : le Président Bassirou Diomaye Faye évoque une rencontre « très constructive » avec Kristalina Georgieva
-
Rencontre avec le FMI : le Président Diomaye Faye espère un règlement rapide des arriérés dus aux entreprises
-
Droit des affaires : Me Moussa Sarr annonce une nouvelle dynamique pour l’OHADA
-
Mafias foncières à Dakar : la BR de Keur Massar démantèle un réseau d'escroquerie portant sur plus d'un milliard de F CFA
-
Kédougou / Santé : 30 cas confirmés et 4 décès liés à la diphtérie depuis le mois d'août





Washington : le Président Bassirou Diomaye Faye évoque une rencontre « très constructive » avec Kristalina Georgieva


