Une opération de déguerpissement autour de l'aéroport de Niamey a débuté il y a une dizaine de jours. Plusieurs milliers de personnes sont concernées. Les autorités mettent en avant des questions de sécurité, quelques mois après l'attaque qui a visé la base militaire 101 fin janvier. Elles promettent des dédommagements.
Des gravats et des tractopelles sur les images partagées par des habitants de la zone de l'aéroport. L'un d'eux explique que les démolitions ont bien avancé. Elles ont commencé le jour prévu par les autorités, le 31 mai 2026, malgré leurs demandes de report, le temps de s'organiser.
Son logement a déjà été détruit, poursuit le même habitant. Lui et sa famille sont désormais hébergés chez son frère, qui leur a laissé une chambre. « Mais tout le monde n'a pas cette possibilité », remarque-t-il. Il appelle à aider les vieillards et les plus vulnérables, puisque personne n'a encore été relogé, ni touché les dédommagements promis par les autorités pour le moment.
Depuis le mois de mai, plusieurs voix se sont élevées dans la société civile nigérienne pour que les populations concernées soient prises en considération. Le ministre de la Justice s'est exprimé, la semaine dernière. Une commission sera chargée de déterminer le montant de l'indemnisation pour chaque personne. « L'État ne saurait laisser des citoyens dans la rue », a expliqué Alio Daouda. Le ministre justifie les délais serrés par « les impératifs de sécurité, lesquels ne sauraient attendre ».
Des gravats et des tractopelles sur les images partagées par des habitants de la zone de l'aéroport. L'un d'eux explique que les démolitions ont bien avancé. Elles ont commencé le jour prévu par les autorités, le 31 mai 2026, malgré leurs demandes de report, le temps de s'organiser.
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