Inconsolable pendant la cérémonie, Nzigire Solange est venue se recueillir devant le cercueil de sa fille de 9 ans. Jeudi matin, elle l'a préparée pour l’école, avant de recevoir un appel à 9h : « Elle m’avait dit "au revoir maman, je vais à l’école", raconte Nzigire Solange. Mieux vaut garder un enfant malade et le voir mourir à l’hôpital tout en étant conscient qu’il était malade, plutôt que de lui donner du thé, le laver, l'habiller avec son uniforme, lui donner son cartable... et juste après on t’appelle pour te dire que ton enfant est décédé ! Je ne l’oublierai jamais ! »
Sous un arbre, Iragi Cizungu Prince écoute amèrement les prières et discours prononcés en mémoire des victimes : « J’ai mal au cœur de voir 27 cercueils devant nos yeux, nos enfants qui étaient morts le 11 de ce mois. Je pense qu’il est temps pour nos autorités de prendre des mesures-barrières contre les incendies. »
Pour Hippocrate Marume, membre de la société civile du Sud-Kivu, les familles sinistrées ont besoin d’un accompagnement psychologique : « Vous vous imaginez une famille qui a perdu deux, trois, quatre enfants, d’autres familles qui ont perdu tous les biens dans les incendies. Deuxièmement, nous pensons que cette question ne doit pas être politisée ni du côté du M23 ni du côté du gouvernement, parce que nous avons des sinistrés qui nécessitent une assistance. »
L'AFC/M23, qui administre actuellement la ville, promet d'améliorer la lutte contre les incendies en identifiant les zones les plus exposées, et en intensifiant la prévention et la protection des écoles.
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