Le poste militaire d’Inates a été attaqué mardi 10 décembre, dans la soirée, par plusieurs colonnes de véhicules, dont des blindés et des motos. Inates se situe à 250 km de Niamey et les assaillants sont des jihadistes en provenance du nord du Mali.
L’armée a été attaquée sur trois côtés et les combats ont été d’une rare violence. En témoigne la mort, les armes à la main, du chef de la garnison et de son adjoint, au milieu de leurs hommes. L’arrivée de renforts militaires a permis de repousser les assaillants. Il n’y a pour l’instant aucun bilan officiel, mais des sources concordantes parlent de 70 soldats et de 57 terroristes tués.
Pas de revendication
C’est la seconde fois que ce poste est attaqué. En juillet dernier, 18 soldats nigériens avaient trouvé la mort dans un assaut mené par les hommes d'Abou Walid al-Sahraoui.
L’attaque de ce 10 décembre n’a elle pas encore été revendiquée, mais au Niger, les regards se tournent, vue l’ampleur des moyens utilisés, vers le groupe d’Iyad Ag Ghali, le consortium d’Aqmi, Ansar Dine et al-Mourabitoun. Celui-ci pourrait aussi avoir eu le renfort des combattants d'Abou Walid al-Sahraoui, au vu du nombre de motos utilisées.
Inates occupe une position stratégique pour l’armée nigérienne. Ce poste est situé à moins de 5 km de la frontière malienne et non loin de la réserve de faune d’Ansongo, qui abrite de nombreux terroristes du nord du Mali. Cette localité se situe aussi non loin de deux bourgades maliennes qui servent de carrefour aux narcotrafiquants et aux terroristes, les villages d’Akabar et Tabankort. Et la présence militaire nigérienne gène ces trafiquants dans leurs acheminements vers la frontière algérienne.
L’armée a été attaquée sur trois côtés et les combats ont été d’une rare violence. En témoigne la mort, les armes à la main, du chef de la garnison et de son adjoint, au milieu de leurs hommes. L’arrivée de renforts militaires a permis de repousser les assaillants. Il n’y a pour l’instant aucun bilan officiel, mais des sources concordantes parlent de 70 soldats et de 57 terroristes tués.
Pas de revendication
C’est la seconde fois que ce poste est attaqué. En juillet dernier, 18 soldats nigériens avaient trouvé la mort dans un assaut mené par les hommes d'Abou Walid al-Sahraoui.
L’attaque de ce 10 décembre n’a elle pas encore été revendiquée, mais au Niger, les regards se tournent, vue l’ampleur des moyens utilisés, vers le groupe d’Iyad Ag Ghali, le consortium d’Aqmi, Ansar Dine et al-Mourabitoun. Celui-ci pourrait aussi avoir eu le renfort des combattants d'Abou Walid al-Sahraoui, au vu du nombre de motos utilisées.
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