Dans un hangar en périphérie de Bruxelles, Ahmed s’active pour remplir des cartons. Il prépare des masques de protection en plastique destinés aux médecins envoyés en première ligne pour traiter les malades dans l'est de la RDC. « Aujourd’hui on a trop de commandes, on fait des heures supplémentaires parce qu’il y a des urgences », explique-t-il.
Comme ses collègues de la section belge de Médecins sans frontières (MSF), il ne terminera pas sa journée avant que tout soit empaqueté. « Actuellement on est en train d’emballer tout ce qui est médicament, des masques, des combinaisons, des cagoules », égrène Damien Dubois, coordinateur de l’approvisionnement de l’ONG, « pour le reste on peut avoir des kits, des gants… » Il espère permettre le suivi de plus de 300 malades.
Près de 70 tonnes de fournitures, plus de 5 000 cartons, 470 mètres cubes… Une opération majeure pour MSF, à la hauteur de l’urgence sanitaire. La cargaison doit arriver en Ouganda vendredi 29 mai, puis le lendemain à Bunia, après avoir été acheminée en camion, avec l’espoir de contenir la propagation de l’épidémie.
Des tests prometteurs
« Nous sommes dans une croissance de l’épidémie », a prévenu le ministre congolais de la Santé mardi 26 mai dans la soirée. Samuel Kamba a donné un nouveau bilan avec près de 1 000 cas suspects, 220 morts probablement en lien avec la maladie. Trois provinces sont touchées : Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu avec un total de 13 zones de santé concernées.
La souche d’Ebola est ici connue sous sa forme Bundibugyo, originaire d’Ouganda et responsable de deux épidémies en 2007 et 2012. Leur étendue avait été, à l'époque, relativement limitée. « Je rappelle que nous n’avons pas de médicament spécifique », a insisté le ministre, « mais, et ça c’est une nouveauté, les Américains avaient développé un traitement, un anticorps monoclonal, un test qui agit sur les trois types d’Ebola. »
Une entreprise américaine a travaillé il y a plusieurs années sur un traitement, dont les premiers tests en laboratoire se sont montrés prometteurs. « Donc nous leur avons demandé de nous mettre à disposition cette molécule pour réaliser des essais cliniques » avec la souche Bundibugyo, a annoncé Samuel Kamba.
L’OMS à Goma
La représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en RDC est arrivée mardi à Goma, ville aujourd’hui occupée par les rebelles de l’AFC/M23 où un cas avait été identifié quelques jours après que l’épidémie soit déclarée. « Nous avons besoin de la contribution de la population pour pouvoir gérer cette épidémie et particulièrement travailler à diminuer et même à arrêter sa transmission », a martelé Anne Ancia, venue pour constater les mécanismes de coordination en place.
La représentante de l’OMS a par ailleurs annoncé que six tonnes de matériels de protection individuelle et six tonnes de médicaments sont pour l’heure en transit. L'aéroport de la capitale du Nord-Kivu étant fermé, la cargaison devrait arriver à Kigali, dont les autorités ont décidé de fermer provisoirement les frontières avec la RDC. « J’ai vu le représentant de l’OMS à Kigali qui travaille sur un convoi humanitaire de l’aéroport de Kigali sur la ville de Goma pour amener ce matériel », a développé Anne Ancia sans donner de date mais ajoutant qu’il s’agit « d’un premier signe ».
Comme ses collègues de la section belge de Médecins sans frontières (MSF), il ne terminera pas sa journée avant que tout soit empaqueté. « Actuellement on est en train d’emballer tout ce qui est médicament, des masques, des combinaisons, des cagoules », égrène Damien Dubois, coordinateur de l’approvisionnement de l’ONG, « pour le reste on peut avoir des kits, des gants… » Il espère permettre le suivi de plus de 300 malades.
Près de 70 tonnes de fournitures, plus de 5 000 cartons, 470 mètres cubes… Une opération majeure pour MSF, à la hauteur de l’urgence sanitaire. La cargaison doit arriver en Ouganda vendredi 29 mai, puis le lendemain à Bunia, après avoir été acheminée en camion, avec l’espoir de contenir la propagation de l’épidémie.
Des tests prometteurs
« Nous sommes dans une croissance de l’épidémie », a prévenu le ministre congolais de la Santé mardi 26 mai dans la soirée. Samuel Kamba a donné un nouveau bilan avec près de 1 000 cas suspects, 220 morts probablement en lien avec la maladie. Trois provinces sont touchées : Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu avec un total de 13 zones de santé concernées.
La souche d’Ebola est ici connue sous sa forme Bundibugyo, originaire d’Ouganda et responsable de deux épidémies en 2007 et 2012. Leur étendue avait été, à l'époque, relativement limitée. « Je rappelle que nous n’avons pas de médicament spécifique », a insisté le ministre, « mais, et ça c’est une nouveauté, les Américains avaient développé un traitement, un anticorps monoclonal, un test qui agit sur les trois types d’Ebola. »
Une entreprise américaine a travaillé il y a plusieurs années sur un traitement, dont les premiers tests en laboratoire se sont montrés prometteurs. « Donc nous leur avons demandé de nous mettre à disposition cette molécule pour réaliser des essais cliniques » avec la souche Bundibugyo, a annoncé Samuel Kamba.
L’OMS à Goma
La représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en RDC est arrivée mardi à Goma, ville aujourd’hui occupée par les rebelles de l’AFC/M23 où un cas avait été identifié quelques jours après que l’épidémie soit déclarée. « Nous avons besoin de la contribution de la population pour pouvoir gérer cette épidémie et particulièrement travailler à diminuer et même à arrêter sa transmission », a martelé Anne Ancia, venue pour constater les mécanismes de coordination en place.
La représentante de l’OMS a par ailleurs annoncé que six tonnes de matériels de protection individuelle et six tonnes de médicaments sont pour l’heure en transit. L'aéroport de la capitale du Nord-Kivu étant fermé, la cargaison devrait arriver à Kigali, dont les autorités ont décidé de fermer provisoirement les frontières avec la RDC. « J’ai vu le représentant de l’OMS à Kigali qui travaille sur un convoi humanitaire de l’aéroport de Kigali sur la ville de Goma pour amener ce matériel », a développé Anne Ancia sans donner de date mais ajoutant qu’il s’agit « d’un premier signe ».
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