« Une seule voie, la grève nationale ». C'est le message lancé à ses adhérents syndicaux par Joe Ajaero, le dirigeant du Congrès uni du travail (ULC).
Seraient concernées, l'industrie du gaz et du pétrole, mais aussi celle des télécommunications, de l'aviation et de l'électricité.
Une grève dans ces quatre secteurs clefs pourrait avoir un impact important sur l'économie du pays alors que le Nigeria sort de plusieurs mois de récession.
Pour Chris Ngige, le ministre de l'Emploi et du Travail, ce mouvement social serait du « sabotage ». Les autorités nigérianes envisageraient même des mesures disciplinaires à l'encontre des grévistes potentiels, salariés de structures publiques ou fédérales.
Climat social tendu depuis plusieurs mois
Le Congrès uni du travail lui campe sur ses revendications : il exige le passage du salaire minimum de 42 à 130 euros, le retrait des policiers et des militaires en faction sur lieux de travail et usines. Il réclame aussi le paiement immédiat des arriérés de salaire dus à plusieurs dizaines de milliers de travailleurs en contrats fédéraux.
Depuis plusieurs mois, le climat social est tendu au sein des universités et des hôpitaux publics déjà en grève. Avec cet appel national, le Congrès uni du travail espère faire plier le gouvernement fédéral, qui de son côté mise sur la division du monde syndical nigérian.
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