Les derniers jours ont été marqués par des heurts violents entre l'armée et les membres du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra, qui réclament l'indépendance de cette région à grande majorité igbo.
Dimanche, l'IPOB affirmait que cinq de ses membres avaient été tués, des propos aussitôt démentis par l'armée, les qualifiant de "fictionnels" et "très éloignés de la réalité".
Le chef de file du mouvement indépendantiste, Nnamdi Kanu, est poursuivi pour trahison et atteinte à la sécurité de l'Etat. Il est actuellement en liberté provisoire sous caution, en attendant le début de son procès à Abuja, qui devrait avoir lieu le mois prochain.
Le président Muhammadu Buhari a déclaré le mois dernier, lors de son retour au Nigeria après un congé médical de trois mois, qu'il rétablirait l'ordre sécuritaire dans le pays, particulièrement aggravé depuis le début de l'année.
Le pouvoir fédéral voit dans ces contestations une menace pour l'unité du Nigeria, alors que la guerre civile (1967-1970) reste un souvenir douloureux et quasiment tabou dans le pays.
Le blocus engagé contre le Biafra, cœur pétrolier du pays, avait empêché tout approvisionnement en nourriture et en médicaments.
Plus d'un million de personnes en étaient mortes, notamment d'une famine dont les images avaient provoqué une vague d'indignation sans précédent dans les pays occidentaux.
-
Grève au Gabon: les enseignants prêts à négocier une fois des leaders syndicalistes libérés
-
Côte d’Ivoire: le PPA-CI acte son congrès et appelle Laurent Gbagbo à rester à la tête du parti
-
Nigeria: la démolition du bidonville de Makoko provoque le déplacement de milliers de personnes à Lagos
-
Retrait temporaire de l’Afrique du Sud du G20: Prétoria «veut éviter toute crise avec les États-Unis»
-
Ouganda : la femme de l'opposant Bobi Wine victime de violences et de strangulation par des soldats à son domicile




Grève au Gabon: les enseignants prêts à négocier une fois des leaders syndicalistes libérés


