L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar, Moustapha Diakhaté, encourt une peine de trois mois de prison ferme assortie d’une amende de 200 000 francs CFA, si le tribunal de Dakar suit les réquisitions du parquet. Le verdict de son procès est attendu ce mercredi 2 juillet.
Arrêté le 10 juin dernier, M. Diakhaté a été placé sous mandat de dépôt avant d’être jugé le 18 juin dernier. Il est poursuivi pour "offense au chef de l’État" et "offense à une personne exerçant une partie des prérogatives du président de la République".
Les faits qui lui sont reprochés remontent à des déclarations dans lesquelles il a qualifié les autorités de l’État de « gougnafiers ». Une sortie virulente motivée, selon lui, par une entorse au protocole républicain : Moustapha Diakhaté dénonçait la posture informelle du Président Bassirou Diomaye Faye, du Premier ministre Ousmane Sonko et du président de l’Assemblée nationale, aperçus marchant côte à côte.
Face au juge Moustapha Diakhaté a présenté sa défense en ces termes : "Je n'ai fait que chanter l'hymne de la République, pour qu'on ne la colassardisse pas", a-t-il déclaré. L'ancien parlementaire a poursuivi son argumentation : "Un gougnafier, c'est quelqu'un qui ignore ce qu'il fait. Un président de la République peut se tromper. Il faut donner du respect au président de la République. J'avais honte devant les policiers. Je ne pensais pas qu'on allait me poursuivre pour cela."
Cette déclaration n'a pas convaincu le parquet, qui a immédiatement réagi en rappelant la définition du terme controversé : "Gougnafier signifie : bon à rien, rustre, goujat", a précisé le représentant du ministère public. Par la suite, M. Diakhaté a adopté une posture de mutisme, refusant catégoriquement de répondre aux questions supplémentaires des magistrats.
Arrêté le 10 juin dernier, M. Diakhaté a été placé sous mandat de dépôt avant d’être jugé le 18 juin dernier. Il est poursuivi pour "offense au chef de l’État" et "offense à une personne exerçant une partie des prérogatives du président de la République".
Les faits qui lui sont reprochés remontent à des déclarations dans lesquelles il a qualifié les autorités de l’État de « gougnafiers ». Une sortie virulente motivée, selon lui, par une entorse au protocole républicain : Moustapha Diakhaté dénonçait la posture informelle du Président Bassirou Diomaye Faye, du Premier ministre Ousmane Sonko et du président de l’Assemblée nationale, aperçus marchant côte à côte.
Face au juge Moustapha Diakhaté a présenté sa défense en ces termes : "Je n'ai fait que chanter l'hymne de la République, pour qu'on ne la colassardisse pas", a-t-il déclaré. L'ancien parlementaire a poursuivi son argumentation : "Un gougnafier, c'est quelqu'un qui ignore ce qu'il fait. Un président de la République peut se tromper. Il faut donner du respect au président de la République. J'avais honte devant les policiers. Je ne pensais pas qu'on allait me poursuivre pour cela."
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