En Ouganda, la vie reprend peu à peu son cours dans la ville de Mpondwe, frontalière avec la République démocratique du Congo, où le 16 juin 2023, une attaque de présumés membres des Allied Democratic Forces (ADF) dans une école secondaire a causé la mort de 43 personnes, en majorité des élèves.
Dix jours après le massacre, les autres établissements scolaires des alentours retournent à la normale.
« J’ai encore très peur parce que ces assaillants peuvent revenir »
La nuit de l’attaque, Peter, 18 ans, l’un des élèves de l’internat de l’école secondaire Baptiste Nyabugando, pouvait entendre les détonations au moment du massacre.
« On était en train de se laver, quand on a entendu des tirs et des cris, et on pensait au début que c’était dans les alentours, mais au Congo, et on ne s’est pas trop inquiétés », raconte-t-il.
Le lendemain, les quelque 270 élèves ont déserté l’internat, récupéré par des parents inquiets pour la sécurité de leurs enfants, dans cette école à moins d’un kilomètre de l’établissement attaqué par les rebelles. Certains, comme Natasha, sont revenus dans les classes en milieu de semaine dernière, puis dans leurs dortoirs à partir de ce 26 juin. « J’ai encore très peur, glisse-t-elle. Parce que ces attaquants peuvent revenir. On a entendu que les élèves étaient en train de dormir et ils les ont tués. Alors on ne se sent vraiment pas bien ».
Au total, presque tous les élèves sont de retour à l’école, mais seuls une cinquantaine d’entre eux dorment pour l’instant à l’internat.
L’établissement essaie de rassurer parents et enfants sur les mesures de sécurité mises en place. Sibenda Sadoke, proviseur adjoint, explique : « Au cours de la semaine, on a fait des assemblées avec les enfants pour leur assurer que quand la situation va se normaliser, on aura des agents de sécurité qui seront ici, avec nous et tout le temps. »
Selon lui, quatre militaires montent la garde toute la nuit depuis la semaine dernière dans l’établissement situé à trois kilomètres seulement de la frontière avec la RDC.
Dix jours après le massacre, les autres établissements scolaires des alentours retournent à la normale.
« J’ai encore très peur parce que ces assaillants peuvent revenir »
La nuit de l’attaque, Peter, 18 ans, l’un des élèves de l’internat de l’école secondaire Baptiste Nyabugando, pouvait entendre les détonations au moment du massacre.
« On était en train de se laver, quand on a entendu des tirs et des cris, et on pensait au début que c’était dans les alentours, mais au Congo, et on ne s’est pas trop inquiétés », raconte-t-il.
Le lendemain, les quelque 270 élèves ont déserté l’internat, récupéré par des parents inquiets pour la sécurité de leurs enfants, dans cette école à moins d’un kilomètre de l’établissement attaqué par les rebelles. Certains, comme Natasha, sont revenus dans les classes en milieu de semaine dernière, puis dans leurs dortoirs à partir de ce 26 juin. « J’ai encore très peur, glisse-t-elle. Parce que ces attaquants peuvent revenir. On a entendu que les élèves étaient en train de dormir et ils les ont tués. Alors on ne se sent vraiment pas bien ».
Au total, presque tous les élèves sont de retour à l’école, mais seuls une cinquantaine d’entre eux dorment pour l’instant à l’internat.
L’établissement essaie de rassurer parents et enfants sur les mesures de sécurité mises en place. Sibenda Sadoke, proviseur adjoint, explique : « Au cours de la semaine, on a fait des assemblées avec les enfants pour leur assurer que quand la situation va se normaliser, on aura des agents de sécurité qui seront ici, avec nous et tout le temps. »
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