Le Réseau des femmes leaders pour le développement (RFLD) a plaidé, le 19 mai 2026, à Dakar, pour un renforcement de la représentativité des femmes dans les postes de décision au sein des institutions et des formations politiques, afin de favoriser leur pleine participation à la construction et à l’émergence du Sénégal.
« La démocratie ne peut pas être complète tant que les femmes restent sous-représentées dans les instances de décision. L’avenir politique du Sénégal ne peut pas se construire sans les femmes. Il ne doit plus se construire pour les femmes, mais avec les femmes », a déclaré Bator Seck, présidente du RFLD au Sénégal.
Elle s’exprimait à l’ouverture d’un séminaire consacré à la participation politique des femmes au Sénégal, organisé par le RFLD, un réseau de féministes panafricaines présent également au Ghana, en Gambie et au Bénin.
Cette organisation mène des actions de plaidoyer législatif, d’organisation communautaire et de financement d’initiatives locales. Elle intervient aussi dans la défense des droits des femmes, de la santé sexuelle et reproductive, de l’espace civique ainsi que de la justice climatique.
Un recul de la représentation féminine
Mme Seck a rappelé que le Sénégal est souvent cité comme une référence en Afrique de l’Ouest en matière de promotion des droits des femmes, notamment grâce à la loi sur la parité de 2010, à la Constitution de 2001 consacrant l’égalité entre les sexes et à la ratification de plusieurs conventions internationales relatives aux droits humains.
Elle a toutefois estimé que « derrière ces avancées importantes, les réalités demeurent préoccupantes ». Selon elle, les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 ont révélé un recul de la représentation féminine à l’Assemblée nationale, passée de 44,2 % à 41 %. « Plus alarmant encore, seules 13 % des têtes de listes étaient des femmes », a-t-elle regretté.
Bator Seck a déploré la faible présence des femmes dans les instances territoriales, soulignant que seules 18 communes sur 558 sont dirigées par des femmes et que trois femmes seulement président les 43 conseils départementaux du Sénégal. Selon elle, cette situation reflète des obstacles structurels, des résistances culturelles et des inégalités persistantes dans l’accès au pouvoir, au financement politique et à la visibilité médiatique.
Le rôle central des femmes sénégalaises dans le développement de la société
Elle a toutefois salué le rôle central des femmes sénégalaises dans la société, rappelant qu’elles contribuent activement à l’économie locale, à l’éducation, aux combats sociaux et à la consolidation de la paix.
D’après l’Agence de Presse Sénégalaise, la représentante du ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Mama Diouf Fall, a estimé que la participation politique des femmes constitue un levier essentiel de développement durable, de stabilité sociale et de bonne gouvernance.
De son côté, la présidente d’honneur de l’Association des juristes sénégalaise, Fatoumata Guèye Ndiaye, a plaidé pour un meilleur accès des femmes aux postes exécutifs et à la direction des partis politiques, appelant également à une révision de la loi sur la parité afin d’élargir davantage la présence féminine dans les sphères de décision.
« La démocratie ne peut pas être complète tant que les femmes restent sous-représentées dans les instances de décision. L’avenir politique du Sénégal ne peut pas se construire sans les femmes. Il ne doit plus se construire pour les femmes, mais avec les femmes », a déclaré Bator Seck, présidente du RFLD au Sénégal.
Elle s’exprimait à l’ouverture d’un séminaire consacré à la participation politique des femmes au Sénégal, organisé par le RFLD, un réseau de féministes panafricaines présent également au Ghana, en Gambie et au Bénin.
Cette organisation mène des actions de plaidoyer législatif, d’organisation communautaire et de financement d’initiatives locales. Elle intervient aussi dans la défense des droits des femmes, de la santé sexuelle et reproductive, de l’espace civique ainsi que de la justice climatique.
Un recul de la représentation féminine
Mme Seck a rappelé que le Sénégal est souvent cité comme une référence en Afrique de l’Ouest en matière de promotion des droits des femmes, notamment grâce à la loi sur la parité de 2010, à la Constitution de 2001 consacrant l’égalité entre les sexes et à la ratification de plusieurs conventions internationales relatives aux droits humains.
Elle a toutefois estimé que « derrière ces avancées importantes, les réalités demeurent préoccupantes ». Selon elle, les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 ont révélé un recul de la représentation féminine à l’Assemblée nationale, passée de 44,2 % à 41 %. « Plus alarmant encore, seules 13 % des têtes de listes étaient des femmes », a-t-elle regretté.
Bator Seck a déploré la faible présence des femmes dans les instances territoriales, soulignant que seules 18 communes sur 558 sont dirigées par des femmes et que trois femmes seulement président les 43 conseils départementaux du Sénégal. Selon elle, cette situation reflète des obstacles structurels, des résistances culturelles et des inégalités persistantes dans l’accès au pouvoir, au financement politique et à la visibilité médiatique.
Le rôle central des femmes sénégalaises dans le développement de la société
Elle a toutefois salué le rôle central des femmes sénégalaises dans la société, rappelant qu’elles contribuent activement à l’économie locale, à l’éducation, aux combats sociaux et à la consolidation de la paix.
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