A Mbour, ville située à l’ouest du Sénégal, l’économiste et consultant Moustapha Dème a appelé à une meilleure orientation des ressources halieutiques vers la consommation et la transformation locales, estimant que cette approche permettrait au Sénégal de renforcer sa souveraineté alimentaire, de générer davantage de revenus et de préserver les emplois liés à la pêche, a relayé l’APS.
« Le secteur de la pêche est un géant. C’est un secteur qui produit en moyenne prés de 500000 tonnes de poissons, emploie des milliers de personnes, fait vivre une grande partie des Sénégalais et contribue aux exportations », a-t-il déclaré.
M. Dème intervenait jeudi 20 août 2026, à Mbour, en marge d’un dialogue consacré à la politique de la pêche entre le Sénégal et l’Union européenne, organisé par la Fondation Konrad Adenauer.
Selon lui, le secteur fait toutefois face à plusieurs difficultés, parmi lesquelles la pression excessive exercée sur les ressources, l’importance de la flotte, les investissements trop élevés ainsi que la pêche illégale.
« Aujourd’hui, il n’y a pas suffisamment de poissons pour les Sénégalais, malgré ce potentiel halieutique», a-t-il déploré.
Il a notamment relevé un paradoxe entre l’importance de la production halieutique et les difficultés d’approvisionnement du marché sénégalais en poisson. Une partie des captures serait en effet orientée vers l’étranger, limitant ainsi leur disponibilité pour les consommateurs locaux.
L’économiste a également mis en avant la nécessité de développer davantage les activités de transformation au Sénégal. Il a regretté que certains produits, notamment les petits poissons pélagiques, soient expédiés congelés et entiers vers d’autres pays où ils sont transformés.
« Je ne suis pas contre les exportations », a-t-il précisé, estimant que celles-ci devraient davantage concerner des produits ayant bénéficié d’une transformation au Sénégal.
« Le secteur de la pêche est un géant. C’est un secteur qui produit en moyenne prés de 500000 tonnes de poissons, emploie des milliers de personnes, fait vivre une grande partie des Sénégalais et contribue aux exportations », a-t-il déclaré.
M. Dème intervenait jeudi 20 août 2026, à Mbour, en marge d’un dialogue consacré à la politique de la pêche entre le Sénégal et l’Union européenne, organisé par la Fondation Konrad Adenauer.
Selon lui, le secteur fait toutefois face à plusieurs difficultés, parmi lesquelles la pression excessive exercée sur les ressources, l’importance de la flotte, les investissements trop élevés ainsi que la pêche illégale.
« Aujourd’hui, il n’y a pas suffisamment de poissons pour les Sénégalais, malgré ce potentiel halieutique», a-t-il déploré.
Il a notamment relevé un paradoxe entre l’importance de la production halieutique et les difficultés d’approvisionnement du marché sénégalais en poisson. Une partie des captures serait en effet orientée vers l’étranger, limitant ainsi leur disponibilité pour les consommateurs locaux.
L’économiste a également mis en avant la nécessité de développer davantage les activités de transformation au Sénégal. Il a regretté que certains produits, notamment les petits poissons pélagiques, soient expédiés congelés et entiers vers d’autres pays où ils sont transformés.
« Je ne suis pas contre les exportations », a-t-il précisé, estimant que celles-ci devraient davantage concerner des produits ayant bénéficié d’une transformation au Sénégal.
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