Pour Faustin-Archange Touadéra, la course présidentielle n'a pas débuté le 13 décembre avec le début de la campagne officielle. Son dépôt de candidature, fin juillet, s'est accompagné du réveil d'une galaxie d'associations et de comités de soutien chargés d'occuper le terrain et de mobiliser les électeurs.
Une mécanique déjà observée en 2023 lors du référendum constitutionnel. L'adoption de cette nouvelle Loi fondamentale faisant sauter le verrou du nombre de mandats, il apparaissait déjà évident que le chef de l'État briguerait un troisième mandat. Ses partisans ont donc eu plus de deux ans pour assurer le « coup KO » au premier tour.
Pendant ce laps de temps, ils ont martelé le discours de campagne sur la stabilité retrouvée et le retour de l'État, les promesses de retombées économiques de la pacification, discours porteur dans un pays encore traumatisé par les épisodes de guerre civile.
« Des moyens de campagne supérieurs aux autres candidats »
Les soutiens du président ont également encouragé les électeurs à s'enrôler massivement, quand l'opposition a donné des mots d'ordre contradictoires : le fichier électoral a gagné 650 000 électeurs en deux ans.
Pour passer à la vitesse supérieure, le candidat numéro 1 a bénéficié de la machine de son parti, le Mouvement Cœurs Unis, adossé à l'État et à de puissants affairistes, lui offrant des moyens largement supérieurs à ses adversaires, qui ont, par ailleurs, dénoncé des blocages pour faire campagne en province, dans l'accès aux avions et aux terrains de meeting.
« La victoire de Faustin-Archange Touadera s’explique par plusieurs facteurs : des moyens de campagnes et un accès au pays et à l’espace public supérieurs aux autres candidats, une opposition divisée et parfois bridée par les autorités », synthétise Charles Bouessel, consultant pour International Crisis Group (ICG). « Le président Touadéra a pu faire valoir son bilan sécuritaire plutôt positif sur les cinq dernières années, ce qui a pu rassurer certains votants. Enfin, le contrôle de l’exécutif sur les organes chargés d’organiser et de valider les élections, prévu par la Constitution de 2023, rend difficile toute contestation des résultats annoncés », analyse ce spécialiste de la région.
Anicet-Georges Dologuélé annonce qu'il va saisir le Conseil constitutionnel
Les opposants à Faustin-Archange Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé, président du parti de l’Unité pour le renouveau centrafricain, qui a recueilli 14,66% des voix, et Henri-Marie Dondra, du parti Unité républicaine (Unir), ne reconnaissent pas la victoire du chef de l'État à la présidentielle. Il accuse clairement l'ANE d'avoir triché sur les chiffres et va saisir le conseil constitutionnel.
Candidat pour la troisième fois, Anicet-Georges Dologuélé a écrit à la cheffe de la mission de l'ONU pour dénoncer « le hold up électoral le moins camouflé de l'histoire de la Centrafrique ».
Une mécanique déjà observée en 2023 lors du référendum constitutionnel. L'adoption de cette nouvelle Loi fondamentale faisant sauter le verrou du nombre de mandats, il apparaissait déjà évident que le chef de l'État briguerait un troisième mandat. Ses partisans ont donc eu plus de deux ans pour assurer le « coup KO » au premier tour.
Pendant ce laps de temps, ils ont martelé le discours de campagne sur la stabilité retrouvée et le retour de l'État, les promesses de retombées économiques de la pacification, discours porteur dans un pays encore traumatisé par les épisodes de guerre civile.
« Des moyens de campagne supérieurs aux autres candidats »
Les soutiens du président ont également encouragé les électeurs à s'enrôler massivement, quand l'opposition a donné des mots d'ordre contradictoires : le fichier électoral a gagné 650 000 électeurs en deux ans.
Pour passer à la vitesse supérieure, le candidat numéro 1 a bénéficié de la machine de son parti, le Mouvement Cœurs Unis, adossé à l'État et à de puissants affairistes, lui offrant des moyens largement supérieurs à ses adversaires, qui ont, par ailleurs, dénoncé des blocages pour faire campagne en province, dans l'accès aux avions et aux terrains de meeting.
« La victoire de Faustin-Archange Touadera s’explique par plusieurs facteurs : des moyens de campagnes et un accès au pays et à l’espace public supérieurs aux autres candidats, une opposition divisée et parfois bridée par les autorités », synthétise Charles Bouessel, consultant pour International Crisis Group (ICG). « Le président Touadéra a pu faire valoir son bilan sécuritaire plutôt positif sur les cinq dernières années, ce qui a pu rassurer certains votants. Enfin, le contrôle de l’exécutif sur les organes chargés d’organiser et de valider les élections, prévu par la Constitution de 2023, rend difficile toute contestation des résultats annoncés », analyse ce spécialiste de la région.
Anicet-Georges Dologuélé annonce qu'il va saisir le Conseil constitutionnel
Les opposants à Faustin-Archange Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé, président du parti de l’Unité pour le renouveau centrafricain, qui a recueilli 14,66% des voix, et Henri-Marie Dondra, du parti Unité républicaine (Unir), ne reconnaissent pas la victoire du chef de l'État à la présidentielle. Il accuse clairement l'ANE d'avoir triché sur les chiffres et va saisir le conseil constitutionnel.
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