En effet, montée au créneau pas plus tard que samedi lors de l’Assemblée générale de l’union des magistrats du Sénégal, Aminata Touré avait martelé « on ne peut pas comprendre que l’argent public détourné puisse permettre au terme de la peine à l’auteur du crime économique de l’utiliser pour se faire réélire ou se mettre en situation de commettre les mêmes forfaits. Le détournement de derniers publics est sanctionné dans les grandes démocraties comme les Etats-Unis, la France, entre autres. Car quand on est élu ou porté à un poste de responsabilité, on a un budget qu’on gère comme on veut. Donc, quand on a affaire à la justice, il est impensable de vouloir ensuite utiliser ces mêmes deniers publics pour demander les suffrages des citoyens » le samedi avant de revenir le lundi même enfoncer le clou que cela ''n'a rien à voir avec la politique''.
Une explication qui ne semble pas convaincre la PADH qui ne manque pas de lui rétorquer : « Dans ce contexte coïncidant avec la traque des biens mal acquis, cela équivaudrait à une volonté manifeste du pouvoir de régler des comptes politiques ou d’éliminer de potentiels adversaires aux prochaines échéances électorales. On ne doit pas instrumentaliser la justice ou modifier la Constitution sénégalaise à des fins politiques ou électorales. C'est un projet de loi dangereux qui ne favorise pas la stabilité du pays ».
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