Cette audience de confirmation des charges se tient après le désistement de plusieurs avocats et du parquet militaire de leur appel sur l'ordonnance du juge d'instruction. Et, à l'ouverture, les avocats de la défense ont demandé la présence de tous les inculpés dans la salle. Ce à quoi le président de la chambre de contrôle n'a pas accédé, selon maître Larousse Ollo Hien.
« La chambre de contrôle a estimé que comme nous sommes en chambre de conseil, chaque inculpé doit passer avec son conseil. Nous avons estimé que non. Cela viole les droits de la défense. On ne peut pas faire de confrontation. Comment la chambre de contrôle va décider ? », explique-t-il.
C'est ce jeudi que le général Gilbert Dienderé, présenté comme le chef de file des putschistes, passe à la barre pour sa mise en accusation. Plusieurs associations de familles des victimes du coup d'Etat ont par ailleurs manifesté pour exiger un procès. Pour maître Paul Kéré, il faut éviter une politisation du dossier.
« On espère qu'on ira au jugement avec bien sûr des éléments qui seront vraiment à charge. Il faut éviter de politiser ce procès. C'est un procès où il y a peut-être des gens qui ont participé à un putsch militaire, ça s'arrête là. On détermine les responsabilités et on passe à autre chose. Les magistrats font correctement leur travail et il faut éviter effectivement qu'il y ait des interférences de l'exécutif dans ce dossier », estime-t-il.
Une centaine de personnes, pour la plupart des militaires de l'ex-régiment de sécurité présidentielle, sont concernées par cette audience de confirmation des charges qui se tient au tribunal militaire.
« La chambre de contrôle a estimé que comme nous sommes en chambre de conseil, chaque inculpé doit passer avec son conseil. Nous avons estimé que non. Cela viole les droits de la défense. On ne peut pas faire de confrontation. Comment la chambre de contrôle va décider ? », explique-t-il.
C'est ce jeudi que le général Gilbert Dienderé, présenté comme le chef de file des putschistes, passe à la barre pour sa mise en accusation. Plusieurs associations de familles des victimes du coup d'Etat ont par ailleurs manifesté pour exiger un procès. Pour maître Paul Kéré, il faut éviter une politisation du dossier.
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