Grâce à ce dispositif, les ouvriers sont censés recevoir leur salaire chaque mois, directement sur un compte en banque et de manière sytématique. De nombreux travailleurs se plaignent en effet de ne pas être payés à temps, avec des retards pouvant atteindre plusieurs mois. Le gouvernement assure que des inspecteurs du travail veilleront au respect de la loi. Mais ces derniers sont moins de 300, ne parlent pas les langues des migrants venus d'Asie et la plupart ne sont pas encore formés. Les patrons qui ne payent pas leurs salariés risquent une amende allant jusqu'à 1500 euros.
Pour le ministère qatarien du Travail, cette loi est la preuve que l'Emirat veut améliorer les conditions de vie des ouvriers. Pour Amnesty international, c'est un « pas positif », mais ce n'est qu'un premier pas. La vraie réforme attendue est celle de la Kafala, le système de parrainage, qui donne tout pouvoir à l'employeur sur l'employé. Avec déjà huit mois de retard par rapport à la date annoncée, le Qatar promet du changement pour la fin de l'année.
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