Moustapha, alors que nous échangions récemment, pendant que tu séjournais dans un pays africain, je t'ai interpellé à propos des accusations de falsification des chiffres de l'économie sénégalaise proférées entre autres contre toi par Ousmane Sonko.
Avec ce sourire contagieux qui ne te quittait jamais, tu m'as dit: "djambar, c'est une incompréhension de sa part. Les finances publiques sont une matière complexe. Et puis, qui peut, dans le monde actuel, truquer des chiffres destinés au Fmi qui dispose de ses propres méthodes de vérification ?"
Tout Mamadou Moustapha Ba est dans cette réponse: un mélange de modération et de mesure, un condensé d'expertise et d'humilité, un mix de courtoisie et de sens de l'Etat... Une trempe que l'on recherche désespérément dans une nuit noire avec une lampe torche au sein du Sénégal d'aujourd'hui.
Moustapha, en expliquant l'inscription de ton nom sur la page de dédicace de mon livre sur le Prophète Mouhamed (PSL), j'ai cité les qualités que tu as héritées de ton illustre homonyme: la bonté, la générosité, le sens du respect de la parole donnée... Des vertus aussi difficiles à trouver dans la société politique sénégalaise contemporaine qu'une aiguille dans une meute de foin.
En plus de vingt ans d'amitié, je t'ai vu gravir les échelons de l'administration financière du Sénégal en gardant intacte ton âme et en restant toi-même, ce taquin humble d'humeur toujours égale.
Aux postes de directeur du Budget puis de ministre des Finances, tu as œuvré avec succès à sauver l'essentiel dans un contexte de crises sanitaire, énergétique, politique... Ton bilan plaide pour toi. Aucun falsificateur, réel cette fois-ci, ne peut réécrire l'Histoire. Il peut, toutefois, t'avoir blessé dans ton orgueil pulaar. Mais sans réussir à t'extirper de ta posture d'homme d'Etat. Digne jusqu'au bout, tu es parti avec les secrets de la très sensible gestion financière publique.
Diambar, il y'a quand même quelque part où tu as failli. On s'était promis, il y'a quelques semaines, dans l'intimité du salon de mon domicile, aux Mamelles, que j'allais, à travers un livre-interview, te permettre de léguer à la génération présente et future ta riche expérience sur les finances publiques. Sur cette question précise, mais la seule depuis que je te connais, tu n'as pas tenu parole. Quel lâchage ! Quel faux bond, Moustapha !
Cheikh Yérim Seck
Avec ce sourire contagieux qui ne te quittait jamais, tu m'as dit: "djambar, c'est une incompréhension de sa part. Les finances publiques sont une matière complexe. Et puis, qui peut, dans le monde actuel, truquer des chiffres destinés au Fmi qui dispose de ses propres méthodes de vérification ?"
Tout Mamadou Moustapha Ba est dans cette réponse: un mélange de modération et de mesure, un condensé d'expertise et d'humilité, un mix de courtoisie et de sens de l'Etat... Une trempe que l'on recherche désespérément dans une nuit noire avec une lampe torche au sein du Sénégal d'aujourd'hui.
Moustapha, en expliquant l'inscription de ton nom sur la page de dédicace de mon livre sur le Prophète Mouhamed (PSL), j'ai cité les qualités que tu as héritées de ton illustre homonyme: la bonté, la générosité, le sens du respect de la parole donnée... Des vertus aussi difficiles à trouver dans la société politique sénégalaise contemporaine qu'une aiguille dans une meute de foin.
En plus de vingt ans d'amitié, je t'ai vu gravir les échelons de l'administration financière du Sénégal en gardant intacte ton âme et en restant toi-même, ce taquin humble d'humeur toujours égale.
Aux postes de directeur du Budget puis de ministre des Finances, tu as œuvré avec succès à sauver l'essentiel dans un contexte de crises sanitaire, énergétique, politique... Ton bilan plaide pour toi. Aucun falsificateur, réel cette fois-ci, ne peut réécrire l'Histoire. Il peut, toutefois, t'avoir blessé dans ton orgueil pulaar. Mais sans réussir à t'extirper de ta posture d'homme d'Etat. Digne jusqu'au bout, tu es parti avec les secrets de la très sensible gestion financière publique.
Diambar, il y'a quand même quelque part où tu as failli. On s'était promis, il y'a quelques semaines, dans l'intimité du salon de mon domicile, aux Mamelles, que j'allais, à travers un livre-interview, te permettre de léguer à la génération présente et future ta riche expérience sur les finances publiques. Sur cette question précise, mais la seule depuis que je te connais, tu n'as pas tenu parole. Quel lâchage ! Quel faux bond, Moustapha !
Cheikh Yérim Seck
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