Après deux années de détention, Ndella Madior Diouf, propriétaire de la pouponnière Keur Yeurmandé, a obtenu une liberté provisoire mardi 28 avril 2026, à l’issue de son procès devant la chambre criminelle de Dakar, où elle est poursuivie pour « exercice illégal de la médecine, homicide involontaire, non-assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d’autrui ». Le parquet a toutefois demandé son acquittement pour les chefs de traite de personnes et de privation d’aliments.
Six jours après la décision du tribunal, la mise en cause est toujours en détention, parce que le Procureur a interjeté appel. Interrogé par Les Echos, l’un des avocats de Ndella Madior Diouf a précisé que «le parquet ne peut pas porter l’affaire devant la Cour d’appel puisqu’elle est en délibéré» jusqu’au 26 mai. L’avocat a même confié que sa cliente compte entamer une grève de la faim pour dénoncer cette détention.
Ndella Madior Diouf risque cinq ans de prison ferme et une amende de 1 million de FCFA suite aux réquisitions du parquet. Pour rappel, l'affaire a éclaté suite à des révélations sur les conditions précaires de détention des nourrissons dans sa structure. L'enquête a fait état de plusieurs décès de bébés qui auraient été enterrés clandestinement et de nombreux autres enfants retrouvés en état de malnutrition ou de santé fragile.
S’agissant des coaccusés, Cheikh Tidiane Ndiaye et El Hadji Séne, qui ont nié toute implication dans la gestion de la pouponnière, le parquet a requis trois mois de prison ferme pour non-assistance à personne en danger. Ces derniers ont également obtenu une liberté provisoire. Le délibéré est attendu le 26 mai 2026.
Six jours après la décision du tribunal, la mise en cause est toujours en détention, parce que le Procureur a interjeté appel. Interrogé par Les Echos, l’un des avocats de Ndella Madior Diouf a précisé que «le parquet ne peut pas porter l’affaire devant la Cour d’appel puisqu’elle est en délibéré» jusqu’au 26 mai. L’avocat a même confié que sa cliente compte entamer une grève de la faim pour dénoncer cette détention.
Ndella Madior Diouf risque cinq ans de prison ferme et une amende de 1 million de FCFA suite aux réquisitions du parquet. Pour rappel, l'affaire a éclaté suite à des révélations sur les conditions précaires de détention des nourrissons dans sa structure. L'enquête a fait état de plusieurs décès de bébés qui auraient été enterrés clandestinement et de nombreux autres enfants retrouvés en état de malnutrition ou de santé fragile.
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